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Hendi Sadi: Dda Abdenour Ali Yahia, un homme au service de la Liberté

Le décès aujourd’hui, du doyen des avocats algérien a suscité des centaines de réactions et d’hommages, à commencer par le Chef de l’Etat jusqu’au militant et citoyen lambda.
Nous publions ici, un hommage, balancé sur facebook, signé par Hendi Sadi qui connait mieux que quiconque le fondateur de la première ligue algérienne de droits de l’Homme dont voici le texte:
Aujourd’hui 25 avril 2021, s’est éteinte une incarnation de la Liberté. C’est elle, la Liberté, que Dda Abdenour plaçait par-dessus tout. C’est à son service que s’est mis l’enfant de Taqa tout au long de sa vie. Sans faille, sans répit. Un siècle durant.
Jamais il n’a invoqué la fatigue ou l’usure pour refuser d’assurer la défense de quiconque le sollicitait dans le début des années, quatre-vingt, lorsque interpellations et arrestations s’enchaînaient.
La porte de son cabinet était toujours ouverte et jamais il n’ a fermé celle de son domicile quand l’urgence nous a poussés à y frapper souvent.
En ces temps de parti unique, encore vigoureux, cette disponibilité était exceptionnelle. Elle n’était pas sans risque.
En juillet 1985, elle lui valut d’être arrêté et déféré devant la Cour de Sûreté de l’État alors qu’il était l’avocat de ses compagnons dans le combat en faveur des droits de l’Homme.
Ni son âge déjà avancé, ni son statut d’avocat, ni son itinéraire d’authentique moudjahid, ni les années d’internement passées au camp Bossuet durant la guerre ne lui ont évité le pénitencier de Berrouaghia. Jamais, du reste, il ne chercha à les mettre en avant pour se soustraire à la répression qui frappaient ses camarades.
Dans le procès devant la Cour de Sûreté de l’État que les détenus transformèrent en celui de leurs inquisiteurs, celui du régime, Dda Abdenour fit honneur à son rang.
Il me plaît d’évoquer ici le thème de son dernier livre consacré à Ouali Bennaï, Ammar Ould Hammouda et leur camarades. Plus qu’un témoignage, c’est le souffle de héros mythiques qu’une conjuration des forces du mal s’est employée à étouffer qu’il a voulu transmettre.
Il peut partir en paix l’homme qui s’est éteint ce 25 avril, en ce 41e anniversaire du Printemps amazigh de 1980 et 20e anniversaire du Printemps noir.
Son message a été relayé de son vivant. En s’effondrant sous les balles des gendarmes le 27 avril 2001, Kamel Irchene a trouvé en lui la force d’inscrire dans notre patrimoine et avec son sang LIBERTE .
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