Hirak : des centaines d’arrestations et près de 40 manifestants en garde à vue

L’acte 118 du Hirak a été marqué par l’empêchement par les forces de l’ordre des marches à Alger et dans plusieurs villes du pays. Des manifestations se sont néanmoins déroulées à Tizi-Ouzou et Béjaïa.

La journée de vendredi 21 mai 2021 a été marquée par l’ interpellation de centaines de manifestants à travers plusieurs villes du pays. Selon le vice-président de la ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Saïd Salhi, 800 personnes ont été arrêtées hier.

« Sur 800 manifestants pacifiques interpellés à la 118e marche du Hirak, près de 40 personnes ont été mise en garde dont une dizaine de femme », a écrit Saïd Salhi sur Facebook.

La LADDH a indiqué qu’un premier bilan a fait état dans la soirée d’hier de 500 arrestations dans au moins 15 wilayas.

De son côté, le comité national pour la libération des détenus (CNLD) a, tout au long de la journée d’hier jusqu’à ce samedi matin, signalé les arrestations de manifestants, ceux relâchés et ceux placés en garde à vue.

Le CNLD a notamment signalé l’arrestation de 173 personnes à Bouira où la marche a tourné à l’affrontement entre les manifestants et les forces anti-émeutes de la police qui ont empêché la marche du Hirak. Toutes les personnes arrêtées ont été relâchées.

A Skikda, 14 manifestants arrêtés vendredi ont été placés en garde à vue et seront présentés demain dimanche devant le procureur.

A Alger également des dizaines de manifestants ont été arrêtés. Si la plupart d’entre-eux ont été relâchés tard dans la nuit de vendredi à samedi, d’autres ont été placés en garde à vue et seront présentés ce dimanche de le procureur. Parmi ces personnes figurent au moins 5 femmes, selon les informations rapportées par le CNLD.

A la capitale un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé hier pour empêcher la tenue de la marche du mouvement populaire.

Des manifestants ont été également placés en garde à vue à Constantine, Bordj Bou Arreridj, Mila et Tizi-Ouzou, selon le CNLD.

La semaine dernière, lors de la 117e marche du Hirak qui a été également empêchée à Alger et dans les autres villes, la LADDH avait recensé au moins 1000 arrestations de manifestants dans plusieurs wilayas, relâchés pour la plupart. Quelques jours plus tard, 44 parmi eux, maintenus en garde à vue, ont été présentés devant les tribunaux et placés sous mandat de dépôt.

Le 9 mai, le ministère de l’Intérieur avait annoncé dans un communiqué que désormais les marches dont celles du Hirak étaient soumises à une déclaration.

- Advertisement -
Articles récents
- Advertisement -
A lire également
- Advertisement -