Marche à Alger : une marée humaine dans le calme et la joie, rejet du 5éme mandat et le gaz lacrymogène

Alger noire de monde : des centaines de milliers d’anonymes, des hommes politiques, des hommes et femmes de la société civile, des vieux, des femmes et des enfants. Ils se sont approprié la capitale en ce jour du 1er mars.  Jamais Alger n’a connu un tel événement noir de monde,  depuis le marché du 14 juin 2001.

L’interdiction de manifester à Alger est définitivement violé par le peuple déterminé à faire entendre sa voix contre le 5ème mandant du président sortant, Abdelaziz Bouteflika.

Le point noir est que La police a fait usage de gaz lacrymogène  devant plusieurs centaines de milliers d’Algériens sortis  défiler pacifiquement  occupant de différents points de la capitale. Le grand nombre de la population  a préféré se rendre à Alger-centre.

Au lancement de la marche, la police a usé du gaz lacrymogène pour disperser la foule qui s’est amassée à Alger-centre, déterminés à battre le pavé contre le 5ème mandat. Portant, aucune raison ne justifie le comportement des policiers à recourir à  l’usage des bombes  lacrymogènes, surtout avec la présence des personnes âgées et des enfants.

Près de la Place des Martyrs, un cortège de milliers d’Algériens a été bloqué par la police anti-émeute qui a fait usage de lacrymogène pour tenter de les disperser. La foule se dirige vers la Grande Poste, où un important dispositif policier a été dressé.

Par ailleurs, plusieurs personnalités politiques, économiques et de la société civile ont pris part aux manifestations. Ils se sont mêlés dans l’anonymat au peuple, à l’image du candidat à l’élection présidentielle, Rachid Nekkaz, l’ex-président du RCD Saïd, Djamila Bouhired,  Arezki Ait larbi, Hanoune, le secrétaire générale du PT, le président du mouvement Addala, Saad Djaballah, le président du Front El Moustakbil, l’économiste Smail Lalmas etc.

Mais, Louisa Hanoune a été éjectée de la marche par les manifestants.  Elle a été extirpée de la marche par sa garde rapprochée. Il faut dire que le parti des travailleurs n’a pas soutenu la marche du vendredi dernier. Il fallait attendre voir  la tournure des initiatives des corporations, à l’image des avocats, les étudiants et la presse qui sont sortis dans la rue,  pour se ranger après tergiversation du côté du peuple. Les marcheurs ont qualifié l’attitude  du PT et de  Luisa Hanoune  d’« opportunistes ». La même mésaventure a été vécue par le président du mouvement El Adala que préside Abdellah Djeballah.

Par ailleurs, la Moudjahida s’est évanouie et a été évacuée à l’hôpital. Elle n’a pas supporté visiblement  la fatigue et la pression de la marche.

A la place 1er mai, un fait inédit.  Le président-fondateur du Groupe Cevital, Issad Rebrab a rejoint la foule pour marcher contre la participation le 5ème mandant de Bouteflika au scrutin du 18 avril 2019. Rebrab a rejoint le cortège des marcheurs au niveau de la place du 1er mai.  Arrive ensuite Hassen Khelifatin fondateur de la compagnie Alliance Assurances. ils ont marché côte à côte.  Les manifestants les ont accueilli à bras ouverts. Ils se sont approchés, ravi de voir l’homme le plus riche d’Algérie rejoindre les masses. Les manifestants ont scandé Rebrab président, lui demandant de déposer son dossier de candidature à la magistrature suprême.

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