Protestation des pompiers : les marcheurs réprimés par la police

Des centaines d’agents de la protection civile ont marché, ce dimanche 2 mai 2021, vers leur direction générale, sise à Hydra, sur les hauteurs d’Alger au milieu d’une présence policière importante.

Les pompiers exigent l’accélération de la réalisation de leurs revendications socio-professionnelles dont l’octroi de la prime de contagion, étant donné les dangers et les diverses maladies infectieuses auxquels ils sont quotidiennement exposés lors de leurs interventions.

Ils revendiquent également « le relèvement de salaire de base de 15 660 à 24 000 da” et de « la valeur de point indiciaire de 45 à 90 da” avec “l’annulation de l’impôt sur le revenu » et « l’augmentation de la prime de rendement à 40%”. En outre, les agents de la protection civile réclament un statut particulier, la révision de leurs catégories de classement (échelons), ainsi que les indemnités financières pour les 80 heures travaillées par semaine.

« Campés depuis midi à l’entrée de leur direction générale, les agents de la protection civile refusent de désigner un groupe pour discuter avec la tutelle, tant que leur représentant, arrêté ce matin par la police, n’est pas libéré. Ils affirment ne plus reconnaître leur section syndicale UGTA, qu’ils accusent d’ « accointances avec l’administration », affirment les manifestants, précisant que « la marche qui s’est ébranlée à la Place du 1er Mai, a été réprimée par la police » qui a usé de la bombe lacrymogène contre les manifestants.

Réaction de la direction générale de la Protection civile

La direction générale de la Protection civile a réagi cet après-midi en indiquant que toutes les revendications de ses agents, inscrites dans le Statut particulier et exprimées lors de sit-in de protestation, seront satisfaites dès l’examen des statuts.

« La majorité des revendications qui s’inscrivent dans le cadre Statut particulier des agents de la Protection civile seront traitées et satisfaites dès l’examen des statuts », a indiqué la DGPC dans un communiqué repris par l’agence officielle APS. La DGPC a précisé que « toutes les catégories de fonctionnaires du secteur seront associées à l’enrichissement du projet de révision du Statut particulier du corps, en vue de satisfaire toutes les préoccupations soulevées ».

Exhortant l’ensemble des agents « à faire montre de discipline et de sens élevé de responsabilité, reconnus aux enfants du secteurs et à ne pas céder aux publications subversives visant à semer la confusion et le chaos et à attenter à la stabilité de la patrie », la DGPC assure que toutes les revendications exprimées « ont été soumises aux autorités concernées et qu’une commission se penche sur leur examen »

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