mardi, avril 20, 2021

Rechute des cours du brut : Ould Kaddour plaide pour un baril entre 70 et 80 dollars

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Le patron du groupe public des hydrocarbures, Abdelmoumen Ould Kaddour, s’est déclaré inquiet quant à la rechute des cours du brut qui ont enchainé, la semaine dernière, la septième baisse hebdomadaire. Le Brent a perdu 22% de sa valeur sur les sept dernières semaines sous l’effet d’inquiétudes grandissantes quant à une offre abondante et une demande mondiale léthargique.

A l’issue d’une cérémonie dédiée à la signature de trois contrats avec le groupe italien Eni, organisée samedi à Alger, le P-DG du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a affirmé que le prix du baril de pétrole oscillant entre 70 à 80 dollars, s’il reste à ce rythme pendant quelques années, « est plus juste pour l’Algérie, voire même pour l’ensemble des pays producteurs d’or noir ».

Abdelmoumen Ould Kaddour, qui puise dans un langage plutôt diplomatique, tente ainsi d’exprimer l’inquiétude de tout un pays dont le fonctionnement et toute l’économie dépend de la rentabilité du baril de Brent. A deux semaines d’une réunion décisive de l’Opep, les cours du pétrole ont chuté de plus belle à l’issue des dernières cotations hebdomadaires. La référence européenne du brut, le Brent, est passée brutalement sous la barre symbolique des 60 dollars et a fini la semaine à 58,80 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 3,80 dollars. Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier, la référence américaine du pétrole, a terminé à 50,42 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit une baisse de 4,21 dollars et 7,7%. Un tel niveau de prix ne serait guère en mesure de permettre au pays et au groupe de faire des planifications et de se projeter dans le futur.

Ce n’est pas la première fois que le patron de Sonatrach plaide pour des prix « justes » oscillant dans une fourchette de 70 à 80 dollars le baril. En effet, lors d’une conférence de presse tenue fin septembre dernier à Alger, Abdelmoumen Ould Kaddour a indiqué qu’un baril entre 70 et 80 dollars permet à son groupe de « se projeter sur les dix prochains années », « prévoir » et mettre en place également tout un plan de développement économique. « Maintenir cet équilibre permet aussi l’augmentation de la consommation mais aussi le développement des investissements dans le domaine de l’énergie », sachant, disait-il, que les investissements ont baissé de 500 millions de dollars, du fait de la baisse du prix du pétrole (40 dollars le baril) l’année dernière.

Au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Algérie, par la voix de son ministre de l’Energie, plaide pour que les cours du brut soient stabilisés entre 75 et 80 dollars le baril. Faute de quoi, sa trésorerie sera mise à rude épreuve avec, au compteur, des dépenses en augmentation au titre du prochaine exercice budgétaire. Les experts du Fonds monétaire international (FMI) ont conclu que le budget de l’Algérie de l’actuel exercice ne peut s’équilibrer qu’avec un baril supérieur à 105,1 dollars, alors que le budget de 2019, présenté aujourd’hui au Conseil de la Nation, nécessite un baril de pétrole supérieur à 98 dollars pour son équilibre. Toutefois, l’équilibre extérieur est tributaire d’un baril à 80,3 dollars en 2018 et à 78,9 dollars en 2019.

Le FMI a souligné dans son dernier rapport sur la région MOANAP que le rebond des cours pétroliers «apportera un soutien temporaire» aux pays exportateurs de pétrole de la région qui doivent, cependant, poursuivre les réformes et l’ajustement budgétaire pour renforcer leur résilience à long terme. Or, le train de réforme tarde encore à quitter sa gare, pénalisé à la fois par les échéances électorales de 2019 ainsi que par la difficulté et la sensibilité de certains réajustements budgétaires auxquels appellent les institutions de Bretton Woods.

Reporters

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