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Tribunal militaire de Blida : Mokrane Ait Larbi parle de Louisa Hanoune condamnée à 15 ans de prison

Mokrane Ait Larbi, avocat de Louisa Hanoune, a vite réagi à la condamnation de la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs par le tribunal militaire de Blida, à 15 ans de prison ferme.

A ce propos, l’avocat a indiqué ce mercredi 25 septembre 2019, sur sa page Facebook, que « seul un nombre très limité de parents de certains des accusés était présent à l’audience. La zone était encerclée de points de contrôle de sécurité rendant l’accès au siège du tribunal militaire impossible aux citoyens et aux journalistes ».

Il a indiqué que « bien que le président n’ait pas officiellement déclaré la réunion en huis clos, cette réunion n’était pas publique. La preuve la plus simple est que les journalistes ne sont pas autorisés à s’approcher du tribunal. La presse est un lien entre ce qui se passe dans la réunion et le peuple au nom de qui les jugements sont rendus ».

Me Ait Larbi a souligné que « la présence de la défense et de certains militaires et gendarmes dans des missions spécifiques ne signifie pas que l’audience était publique au sens juridique du terme. Il faut dire que l’audience était à huis clos ».

Concernant l’équité du procès, Me Ait Larbi s’est interrogé en indiquant « comment parler d’un procès équitable après la condamnation de Louisa Hanoune à 15 ans de prison sans aucune preuve de complot », ajoutant que « c’est la preuve que la condamnation est due à sa lutte et aux idées qu’elle a publiquement exprimées et confirmées devant le tribunal militaire ».

Il a indiqué que « malgré l’insistance de la défense pour convoquer l’ancien président Liamine Zeroual, dont le nom figure sur la liste des témoins, le tribunal a rejeté cette demande ». Il a rappelé que l’article 132 du code de la justice militaire stipule que le prévenu peut communiquer librement avec son conseiller ; celui-ci peut prendre communication ou obtenir copie de la procédure. Mais, selon lui, « la défense a été privée dece droit fondamental en violation du droit militaire lui-même ».

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