Affaire Khalida Toumi : les révélations de l’IGF

Du nouveau dans l’affaire de l’ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, en détention provisoire le 4 novembre 2019, et poursuivie pour corruption lors de l’organisation de plusieurs événements culturels. Un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), notifié à la défense de l’ancienne ministre, indique que cette dernière disposait « d’une dérogation de la part du Premier ministère et du ministre des Finances pour ne pas passer par le circuit habituel des marchés publics ».

Pour rappel, l’ancienne ministre est accusée « d’octroi d’indus avantages dans les marchés publics et d’abus de fonction en accomplissant un acte en violation de la loi” dans le cadre de l’organisation de trois manifestations culturelles, à savoir, “Alger, capitale de la culture arabe » en 2007, « Le festival panafricain” en 2009 et « Tlemcen, capitale de la culture islamique » en 2011.

Me Boudjemaâ Ghechir, avocat de l’ancienne ministre, cité par le journal Liberté de ce samedi 22 mai 2021, a indiqué que sur la base du rapport d’expertise de l’IGF demandé par le magistrat conseiller de la Cour suprême, le juge d’instruction du pôle pénal national spécialisé dans la lutte contre le crime économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a entamé les auditions de  tous les « acteurs de l’organisation de l’événement ‘Alger, capitale de la culture arabe’ ».

La défense de Khalida Toumi estime que le rapport de l’IGF lui est « très favorable » puisqu’ »il précise que celle-ci avait une dérogation de la part du Premier ministère et du ministre des Finances pour ne pas passer par le circuit habituel des marchés publics en raison du caractère spécifique de l’événement ».

« Le point essentiel à retenir est que les irrégularités constatées lors de l’organisation de cet événement culturel, objet d’investigations judiciaires, ont été enregistrées au niveau des institutions chargées de l’exécution des activités. Ces institutions étaient certes en relation avec le ministère de la Culture, mais étaient néanmoins, indépendantes et avaient leurs propres structures de contrôle », ajoute-t-on de même source.

Selon le journal, alors qu’elle a été confiée par la Cour suprême au pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’hamed, le 10 septembre 2020, l’instruction avance seulement le dossier d’Alger, capitale de la culture arabe ». « Nous allons tenter de voir le juge d’instruction lundi prochain et faire le point avec lui, pour savoir s’il a reçu d’autres rapports d’expertises concernant l’affaire Khalida Toumi », a fait savoir Me Ghechir, qui a regretté le fait que l’ancienne ministre est maintenue en prison depuis 19 mois « en dépit des garanties qu’elle présente pour rester à la disposition de la justice ». Selon Liberté, « la demande de liberté provisoire a été rejetée pour la quatrième fois, il y a quinze jours, au motif que l’enquête judiciaire est en cours. »

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