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Algérie Allemagne: production l’hydrogène vert destiné à la filière pharmaceutique et à l’exportation

L’Allemagne projette de développement, durant les trois à cinq prochaines années, d’un grand projet dans l’hydrogène vert, pour le marché algérien et l’exportation vers l’Europe, dans un deuxième temps. C’est ce qu’a fait savoir, ce jeudi 24 juin 2021 à Alger, e ministre conseiller à l’ambassade d’Allemagne, Andreas Fiedler.

L’Allemagne compte renforcer sa présence en Algérie dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et mécanique, a également déclaré M. Fiedler, qui s’est exprimé lors d’un séminaire organisé au niveau de l’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration (ESHRA) (Ouest d’Alger), sur « La création de Joint-ventures à la lumière de la suppression de la règle 51/49 », organisé par le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE).

M. Fiedler, cité par l’agence officielle APS, a qualifié la suppression de la règle 51/49 de « signal » que les entrepreneurs allemands et étrangers attendaient depuis longtemps.

Pour sa part, le président du CNESE, Rédha Tir, a estimé que l’Algérie a toute les chances d’attirer les investissements étrangers au vu des atouts qu’elle offre sur plusieurs plans. Il a relevé que le dernier rapport de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), paru la semaine dernière, fait état d’un recul sans précédent des investissements étrangers, ce qui représente, selon lui, une opportunité pour l’Algérie.

Le président du CNESE a expliqué que l’Algérie a « toute les chances » de rivaliser avec les autres pays qui ambitionnent d’attirer les grandes puissances économiques mondiales qui envisagent la délocalisation de leurs industries à la suite des problèmes qu’elles ont connus en raison de la pandémie du Covid-19.

M. Tir a argumenté sa thèse par les atouts que présente l’Algérie, notamment sa position stratégique, la richesse de ses ressources humaines et naturelles et aussi son climat favorable.

Cet événement marqué par la présence du Conseiller à l’Economie et aux Finances à la présidence de la République, Abdelaziz Khellaf, ainsi que celle de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda vise, selon M. Tir, à débattre des dispositifs juridiques, administratifs, fiscaux et d’engineering financier nécessaires pour « accompagner efficacement les opérateurs économiques algériens et étrangers ».

Cela dans le cadre d’investissements qui seront réalisés dans le cadre de joint-ventures créées en profitant de l’abrogation de la règle 51/49, a souligné M. Tir ajoutant que « ces joint-ventures insuffleront une énergie nouvelle à l’économie nationale, dans divers secteurs : financiers, industriels, agricoles, touristiques ou autres », en assurant un transfert de technologie ainsi que des financements directs.

M. Tir a évoqué, en outre, les actions menées dans l’objectif de réformer les textes réglementaires contraignants pour l’investissement, citant à ce titre une nouvelle mouture de la loi de commerce qui sera présentée, le code civil en ce qui concerne les contrats et les garanties sur lesquels le gouvernement a planché, le code de l’investissement qui connaîtra une refonte profonde ou encore le code de la monnaie qui sera, pour sa part, révisé.

A noter que les experts, nationaux et étrangers, qui sont intervenus au cours de ce séminaire, par visio-conférence, ainsi que les participants présents, notamment les représentants des ambassades, ont débattu de certaines contraintes qui entravent encore l’investissement, notamment dans le cadre des joint-ventures, en citant le problème de la bureaucratie, de la réglementation, du système bancaire, du transfert des dividendes, de la facturation et du taux de change.

 

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