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Algérie-France: Tebboune au magazine le Point à propos de l’usine Peugeot et autres

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué, dans son interview accordée au magazine d’actualité hebdomadaire français « Le Point », le dossier de l’automobile, notamment le projet de l’usine du constructeur français Peugeot en Algérie.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué, dans son interview accordée au magazine d’actualité hebdomadaire français « Le Point », le dossier de l’automobile, notamment le projet de l’usine du constructeur français Peugeot en Algérie.

Le président Tebboune a indiqué au sujet du dossier d’ouverture d’une usine Peugeot en Algérie, qu’il est en cours de maturation. « C’est (l’usine Peugeot) un dossier en maturation. Le mérite de Peugeot, c’est de ne pas avoir accepté de verser de pot-de-vin. Et pour cette raison, nous avons beaucoup de respect pour ce partenaire », a-t-il déclaré.

Seulement, a fait constater M. Tebboune, l’usine projette une production de 76.000 véhicules/an alors que l’Algérie consomme un minimum de 350.000 véhicules par an. Il a également rappelé que l’Algérie projetait d’augmenter le taux d’intégration afférent à cette industrie à 30-35 %.

Abordant l’industrie automobile en général, le chef de l’Etat a regretté le modèle appliqué auparavant en Algérie, où des kits (dans l’automobile et l’électroménager) importés pour être montés en Algérie « ont coûté à l’Etat 3,5 milliards de dollars pour créer à peine 400 emplois ». « Nous avons réussi à mettre sur le marché des voitures plus chères que les voitures importées! », s’est indigné M. Tebboune, en ajoutant : »ça, ce n’est pas de l’économie! ».

Il a réitéré son appel aux investisseurs sérieux qui veulent investir dans la construction mécanique en respectant les cahiers de charges et en assurant le taux d’intégration requis. « Ceux qui veulent se lancer dans la construction mécanique, en respectant les cahiers des charges, sont les bienvenus. Pour les industries légères, comme l’électroménager, l’intégration devrait être, au départ, d’au moins 70% », a-t-il dit.  « Ce que nous voulons, c’est construire une économie dans laquelle les  besoins de notre pays soient satisfaits par notre propre production », a soutenu le Président Tebboune.

Le partenariat doit se construire d’égal à égal

M. Tebboune a fait savoir que le partenariat entre Saidal et Sanofi Pasteur « est en train de se concrétiser ».  Sinon, pour d’autres entreprises françaises, comme Suez ou la RATP, les partenariats « battent de l’aile », a-t-il reconnu. « Nous pourrions aller plus loin mais des lobbys français, très puissants, criminalisent pratiquement le fait de travailler avec l’Algérie. C’est une réalité et pas un complexe de persécution », a-t-il expliqué.

Pour le président Tebboune, les relations « ne se construisent pas de souverain à suzerain, mais d’égal à égal ».  « Vous avez des intérêts que nous reconnaissons, que vous défendez, et nous avons des intérêts que nous devons défendre. Il faut sortir du mythe que les investisseurs français ont été malheureux en Algérie », a-t-il soutenu.

Exemples à l’appui, il a fait remarquer que les groupes français Renault, Legrand et Schneider ont prospéré en Algérie, alors que Lafarge et Knauf ont même exporté. BNP, SG, Natexis, Crédit agricole, Air France  ont acquis des parts de marché aussi, a-t-il poursuivi en rappelant que plus de 450 PME françaises sont présentes en Algérie. « Je ne pense pas que le bilan soit aussi négatif », a-t-il commenté à propos du partenariat entre les deux pays.

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