Algérie/Maroc : l’arrêt du gazoduc relève de la responsabilité de Sonatrach

L’Algérie a annoncé, ce mardi 24 août 2021, par la voix de son ministre des Affaires étrangères ministre des affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc, à partir d’aujourd’hui.

Interrogé pour savoir si cette rupture se limitera à l’aspect diplomatique ou risque-t-elle de s’étendre à l’aspect économique et commercial, notamment le gazoduc reliant l’Algérie et l’Espagne, le chef de la diplomatie algérienne a souligné qu’ «il y a des considérations qui sont soumises aux traités internationaux », ajoutant que « cela relève de la responsabilité de la société nationale Sonatrach et de ses partenaires ».

Toutefois, le ministre a précisé que cette décision ne pénalisera pas les citoyens et les ressortissants des deux pays, puisque l’administration consulaire continuera d’effectuer ses tâches, dans le strict respect des usages internationaux, en Algérie comme au Maroc.

                  Renouvellement du gazoduc Maghreb-Europe

Jeudi dernier, la Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines, Amina Benkhadra, a annoncé la volonté du Maroc de maintenir le gazoduc Maghreb-Europe reliant l’Algérie à l’Espagne et dont le contrat devant arriver à terme fin octobre prochain. Mais le gouvernement algérien n’a pas encore tranché.

Toutefois, l’Algérie semble avoir anticipé une position défavorable de la part du Maroc quant au renouvellement du gazoduc Maghreb-Europe comme l’atteste l’annonce d’une extension de 2 milliards de mètres cubes/an du gazoduc Medgaz reliant l’Algérie et l’Espagne.

A ce propos, la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach et son partenaire espagnol dans le gazoduc Medgaz, Naturgy, ont annoncé, le 13 juillet dernier, l’entrée en service au quatrième trimestre 2021 de l’expansion du Medgaz, un gazoduc de 210 km reliant la ville de Beni-Saf à Almeria.

L’accord verra le gazoduc augmenter sa capacité de 2 milliards m3/an, soit une augmentation de 25 %, pour atteindre 10 milliards m3/an à partir du quatrième trimestre.

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