French President Emmanuel Macron adresses French ambassadors during the annual gathering of French diplomatic corps at the Elysee Palace in Paris, on August 29, 2017. / AFP PHOTO / POOL / YOAN VALAT (Photo credit should read YOAN VALAT/AFP/Getty Images)

En visite à Djibouti, le président français, Emmanuel Macron, a réagit ce mardi à l’annonce du retrait d’Abdelaziz Bouteflika de la course des présidentielles devant se dérouler le 18 avril prochain.

« Je salue la décision du président Bouteflika, qui signe une nouvelle page de l’histoire algérienne », a déclaré le chef de l’Etat français à l’occasion d’une conférence de presse avec son homologue djiboutien Ismaïl Omar Guelleh.

Paris salue clairement « la décision » du président sortant de ne pas briguer un cinquième mandat et souhaite l’organisation d’une élection dans un délai raisonnable.

Ainsi, Emmanuel Marco a appelé à « une transition d’une durée raisonnable », pour éviter le vide constitutionnel durant lequel la volonté populaire ne serait pas respectée.

Très réservée depuis le début de la contestation populaire contre une 5ème mandature de Bouteflika , la France a exprimé toutefois « l’espoir d’une nouvelle dynamique en Algérie » pour instaurer une véritable démocratie couronnée par une alternance au pourvoir à travers les urnes.

Après la décision rendu public du report des élections prochaines, le ministère des Affaires Etrangères, étrangères, Jean-Yves le Drian, a pondu un communiqué.

« Au lendemain des grandes manifestations, qui se sont déroulées dans le calme et la dignité à travers toute l’Algérie, la France exprime l’espoir qu’une nouvelle dynamique à même de répondre aux aspirations profondes du peuple algérien puisse s’engager rapidement », a déclaré, dans la soirée du lundi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, saluant la décision du président algérien.

Il faut dire que la France a vu du mauvais œil la décision de Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, de briguer un 5emandat.  Une position qui s’aligne sur la volonté du peuple algérien qui rejette unanimement cette élection présidentielle avec la présence d’Abdelaziz Bouteflika dans la liste de prétendant à la magistrature suprême.