Climat des affaires : pas trop favorable selon la CARE

Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care) vient de publier le rapport de l’Observatoire du climat des affaires (OCA), un outil nouveau qui permet de suivre la mise en œuvre des réformes économiques en direction des entreprises et du climat des affaires en Algérie. 231 chefs d’entreprise sur le territoire national ont étés interrogés. Le taux de participation à l’enquête, du 2e trimestre de l’année 2018 clôturée le 26 juillet dernier, est estimé à 42%. “Les résultats de l’enquête sur le climat des affaires pour le deuxième trimestre 2018 font apparaître une stabilité de l’index à 7,1/20, comme au premier trimestre”, souligne le rapport.

Du point de vue des chefs d’entreprise sondés, le climat des affaires est en dessous des attentes, notamment dans le domaine de la gouvernance et l’action de l’État. Les actions du gouvernement et leurs impacts sur les entreprises sont jugés très insuffisantes. L’indice du climat des affaires sur ce chapitre a progressé de 0,1 point, seulement, à 5,7/20. “Ce score est, encore une fois, le plus bas de ceux enregistrés sur l’ensemble des axes, et l’action du gouvernement demeure, du point de vue des sondés, pénalisante pour les performances de l’entreprise, toujours du fait des décisions discrétionnaires et de l’absence de concertation État-entreprise”, commente le rapport. Concernant le financement, l’indice a reculé d’un point par rapport à l’enquête du premier trimestre de l’année en cours.

En effet, selon les chefs d’entreprise, l’offre de financement reste en dessous de leurs attentes. Au deuxième trimestre de l’année 2018, le financement affiche un score de 6,4/20 contre 7,5/20 au premier trimestre de la même année. Les difficultés d’accès aux offres de financement persistent, traduisant un frein à la croissance et au développement des entreprises. Les chefs d’entreprise, qui ont répondu à l’enquête, dénoncent, encore une fois, l’absence de compétitivité dans le secteur financier et l’archaïsme du secteur bancaire. Le financement par le biais de la Bourse d’Alger demeure, encore, à l’état embryonnaire. En matière de fiscalité et de parafiscalité, l’indice est “parfaitement” stable, affichant un score de 6,8/20. La pression fiscale est jugée toujours aussi importante et mal répartie.

Le rapport fait état d’une très légère progression de 0,4 point de l’indice concernant le capital humain. Il est évalué à 7,4/20 au deuxième trimestre de l’année en cours contre 7/20 au premier trimestre dernier. Si les entreprises n’éprouvent pas de difficulté à pourvoir les postes en nombre, elles peinent à identifier les vraies talents et les vraies compétences. Se pose donc toujours la question de la capacité des institutions de formations à fournir les ressources humaines qualifiées en nombre, mais surtout en qualité. L’indice se rapportant à la compétitivité de l’entreprise a, en revanche, progressé de presque un point, à 9,5. Cet indicateur, qui avait, au premier trimestre déjà, affiché le meilleur score, traduit, encore une fois, la confiance des investisseurs en la capacité de leurs entreprises à générer de la plus-value et de la croissance, à condition d’évoluer dans un environnement plus favorable.

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