Commerce extérieur : 4,5 milliards de dollars d’importation en produits alimentaires en 6 mois


La politique de restriction des importations peine à porter ses fruits. Cette nouvelle vision imposée par la baisse des revenus en devise du pays n’a presqu’aucun impact sur la préservation des réserves de change qui dégringolent inexorablement depuis l’effondrement du prix du baril qui, toutefois, a progressé durant le premier semestre 2018.
Durant cette période, les importations ont baissé de seulement 2,1%, alors que dans certains secteurs comme l’alimentaire la facture continue de croître. Pour les six premiers mois de l’année la facture des importations baisse de seulement 489 millions de dollars.

Selon les données de la douane, la facture des importations n’a baissé que de 1 milliard de dollars en 2017 alors que l’objectif était une baisse de 15 milliards. La nette réduction du déficit commercial s’explique principalement par la hausse du cours du baril de pétrole qui a engendré une hausse de 12,56% des exportations. Dans le secteur des produits alimentaires par contre la facture s’est établie fin juin 2018 à 4,5 milliards de dollars, contre de 4,4 milliards enregistré à la même période, l’an dernier, soit une hausse de 3,45%.

D’un autre côté, la facture des biens d’équipement, point clé de la dynamique d’investissement d’un pays, recule de 15% pour se situer autour de 7,37 milliards de dollars. En somme, la politique sur le contrôle du commerce extérieur décrétée par gouvernement algérien est jusqu’à présent est un échec cuisant.