Confèrence de presse du président du Front El Moustakbel: Abdelaziz Belaid menace de se retirer si l’Etat se range derrière Bouteflika

Le président du Front d’El Moustakbel, Abdelaziz Belaid, a menacé de se retirer de la course à la présidentielle prochaine si l’Etat venait à maintenir son soutien et se range derrière le candidat Bouteflika.

Abdelaziz Belaid a vertement critiqué la candidature du président sortant, insistant sur le comportement de l’administration et des organes de l’Etat pour valider sa candidature. « Nous sommes contre la candidature de Bouteflika, ils ont eu recours aux menaces pour collecter les signatures », a indiqué le président d’El Moustakbel, à l’occasion de la conférence de presse animée cet après-midi a son siège à Alger.

De ce fait, « nous sommes étonnés que le candidat sortant ait donné procuration pour déposer son dossier de candidatures auprès du Conseil constitutionnel, la loi est une transgressée », a dénoncé le numéro Un du F.M, ajoutant son parti constitue une réelle alternative dans la scène politique du pays.

S’agissant de l’utilisation des biens de l’Etat au profit du candidat du système, le porte-parole du FM a considéré qu’il est illégal d’« utiliser les moyens de l’Etat pour faire la campagne pour intel. Au Front, nous utilisons les moyens du parti ».

« Ces gens méprisent le peuple algérien » a ajouté Belaid qui est totalement contre le report ou la prolongation des élections.

Par ailleurs, le président du front El Moustakbel longtemps interrogé sur les 5 millions de signatures récoltées au profit du président sortant. Pour Belaid, si ce nombre est réel, alors ce n’est pas nécessaire d’aller au vote. « Pourquoi allons-nous a des élections, c’est une perte de temps et d’argent », dira-t-il, estimant que si le chiffre avancé est vrai alors « le résultat de cette élection est connu d’avance ».

Régissant à la lettre adressée au peuple par Abdelaziz Bouteflika qui a promis de reformer les institutions, le paysage politique et rectifier les erreurs commises durant son règne à la tête de l’Etat, Belaid a indiqué qu’il est « impossible que celui qui a fait des erreurs durant 20 ans, puisse les corriger en une année ». Pour le conférencier, « cette solution « arrange le pouvoir en place et non le peuple, elle bloque les réformes, en créant des retards ».

 

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