Conflit du Sahara occidental : Le Maroc et le Front Polisario acceptent de participer aux « discussions préliminaires »

Dans son rapport au Conseil de sécurité des Nations unies, Antonio Guterres, qui souhaite une prolongation d’un an du mandat de la Minurso, a indiqué que le Maroc et le Front Polisario ont donné leur accord pour participer aux pourparlers auxquels a appelé Horst Köhler.

Le Maroc et le Front Polisario ont accepté, respectivement les 2 et 3 octobre, de participer à ces “discussions préliminaires”, a affirmé le Secrétaire général de l’ONU dans son rapport transmis mercredi au Conseil de sécurité. Antonio Guterres s’est dit confiant quant aux réponses de l’Algérie et de la Mauritanie, conviées à ce rendez-vous en tant que pays voisins. Dans cet ordre d’idées, il a souligné : “J’exhorte les parties et les voisins à venir à la table de négociations de bonne foi et sans préconditions” les 5 et 6 décembre en Suisse, comme les y a invités fin septembre l’émissaire Horst Köhler. Dans le document remis aux quinze membres du Conseil de sécurité, M. Guterres a relevé des “développements positifs” dans le comportement du Front Polisario, et la disposition de l’Algérie et de la Mauritanie à “un rôle plus actif dans le processus de négociations” et un “signe encourageant” du Maroc lorsqu’il a facilité les déplacements de M. Köhler au Sahara occidental lors de sa récente mission. Quant au mandat de la Minurso, le patron de l’ONU a écrit dans son rapport : “Je recommande au Conseil de proroger le mandat de la Minurso d’une année, jusqu’au 31 octobre 2019, afin d’accorder à mon envoyé personnel l’espace et le temps (nécessaires) pour créer les conditions requises à l’avancement du processus politique.” “Le rôle de la Minurso a été déterminant pour permettre à mon envoyé personnel, grâce aux efforts intenses déployés au cours des six derniers mois, de réaliser des progrès notables dans la recherche d’une solution politique à la question du Sahara occidental”, a estimé le SG de l’ONU pour justifier sa demande de prorogation d’un an du mandat de la Minurso. Il n’en demeure pas moins que les États-Unis semblent souhaiter mettre fin à cette mission après avoir limité en avril sa prorogation à six mois contre les 12 retenus jusqu’à présent chaque année depuis plus de deux décennies. Mais le SG de l’ONU fait valoir que “maintenir des conditions pacifiques et stables sur le terrain est essentiel pour favoriser une reprise du processus politique”, et que “la Minurso demeure un élément-clé des Nations unies pour obtenir une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable”. Rappelons que le Conseil de sécurité, qui s’apprête à renouveler le mandat de la Minurso le 29 octobre, a inscrit à son agenda deux séances de discussions sur la Minurso pour les 9 et 11 octobre, dont le principal sujet sera la durée du nouveau mandat de cette mission.

Liberté

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