Contrefaçon: la nécessité de la protection industrielle des produits algériens à l’international

Des participants au 6eme colloque international sur la contrefaçon organisé mercredi à Alger ont souligné l’importance de la protection des produits algériens selon les réglementations régissant la propriété industrielle en vue de permettre aux entreprises propriétaires de lutter contre le phénomène de la contrefaçon et d’acquérir « sereinement de nouveaux marchés à l’international ».

Intervenant à l’occasion de ce colloque, Tarik Selloum, chargé d’études au sein du ministère du Commerce, a affirmé que la protection des produits algériens à l’international doit permettre aux entreprises d’éviter la perte de parts de marché et d’être  victimes de contrefaçon ou de mieux faire face aux litiges dans des tribunaux commerciaux.

« La protection à l’échelle internationale par les entreprises algériennes a toujours été un maillon faible, et ce, par manque de sensibilisation, de considération des risques et des procédures en vigueur sur les marchés », a-t-il relevé.

« La propriété industrielle reste un moyen de lutte contre la contrefaçon grâce à la protection des droits du produit, ainsi qu’une source tangible de revenus et un outil de reconnaissance vis-à-vis des consommateurs », a expliqué également M. Selloum.

De son côté, le représentant de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), Xavier Vermandele, qui a participé aux travaux de ce colloque par visioconférence, a fait observer que « le développement du commerce massif de contrefaçon du fait de l’ampleur mondiale du e-commerce a généré des problématiques d’application transfrontalière des droits de propriété intellectuelle ».

« De plus, l’internet et la numérisation des produits et de la distribution peuvent générer un piratage massif des droits d’auteurs en ligne », a-t-il ajouté.

Le représentant de l’Institut national algérien de propriété intellectuelle (INAPI), Mohamed Sabbagh, a noté, quant à lui, l’importance de la protection des marques nationales pour éviter leur contrefaçon.

Il a ainsi énuméré les conditions de protection des marques au sein de l’INAPI, dont « leur distinction, à travers la capacité propre à une marque d’être perçue par les acteurs du marché ».

« La marque déposée ne doit pas être identique ou similaire à une marque ayant déjà fait l’objet d’un dépôt par une autre entreprise pour des produits ou services identiques ou similaires.

De plus, la marque ne doit pas être contraire à la morale ni susceptible d’induire en erreur le public sur la nature, la qualité ou la provenance du produit ou du service », a-t-il en outre soutenu.

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