COVID-19 : un rapport à soumettre au Gouvernement sur les secteurs impactés et l’évaluation des répercussions

Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) s’attèle à l’élaboration d’une fiche de données sur les secteurs impactés par la pandémie COVID-19 et une évaluation des répercussions sur l’activité économique à présenter aux services du Premier ministre, a annoncé, dimanche à Alger, son vice-président Salim Djouad.

M.Djouad a indiqué sur les ondes de la Radio nationale que « le FCE a mis à la disposition de ses membres un questionnaire détaillé, une sorte de fiche d’informations sur les secteurs et les entreprises en activité dans les 48 wilayas, en vue de connaitre les contraintes et évaluer les pertes occasionnées par la pandémie, y compris la situation des travailleurs », précisant que ces données permettront une évaluation des répercussions de l’actuelle crise sanitaire.

Cette étude porte, en outre, sur l’évaluation de l’application des mesures prises par le Gouvernement pour la préservation des entreprises et le maintien de l’activité économique ainsi que sur le degré d’adaptation des services concernés tels que les banques et les services de la sécurité sociale à ces mesures, a-t-il encore ajouté.

Ce rapport, qui comprendra également les propositions des chefs d’entreprises concernant les mesures à prendre à la fin de cette pandémie pour contribuer à la relance de l’économie nationale, sera prêt dans les prochains jours et déposé au niveau des services du Premier ministre », a fait savoir le vice-président du FCE.

M.Djouad a indiqué que les secteurs les plus impactés par cette pandémie, sont le secteur tertiaire et le bâtiment ainsi que les petites professions libérales, c’est-à-dire les artisans.

Dans ce contexte, le représentant du FCE a salué la décision du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, exhortant les membres du Gouvernement à engager des concertations sectorielles avec les organisations patronales et les syndicats en vue d’évaluer les effets induits par la propagation de la pandémie de Covid-19 sur l’entreprise, l’outil de production et la vie économique, en générale.

Soulignant, à ce propos, que le Forum a été saisi par plusieurs ministères pour une évaluation de la crise, il a rappelé la réunion de concertation, présidée samedi par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Nasri, avec les représentants du patronat et consacrée à l’examen des retombées économiques de la pandémie, notamment au plan financier (impact pour les travailleurs, les charges et les créances).

La réunion a porté également sur les moyens de relancer les chantiers de constructions et de préserver l’outil de production national.

Par ailleurs, M. Djouad a salué la série de mesures annoncées récemment par le Gouvernement en vue d’atténuer les retombées de la pandémie du nouveau coronavirus sur le secteur économique national, et partant permettre aux entreprises de préserver les emplois et de pouvoir payer les salaires.

Le vice-président du FCE a rappelé également que les entreprises économiques avaient bénéficié d’un report de six (06) mois en matière d’impôts, de cotisations de la sécurité sociale, d’intérêts bancaires et de sanctions en rapport avec les marchés et de paiement des factures outre l’annulation des pénalités.

Il a mis en avant aussi la décision prise par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, portant la suspension des pénalités financières imposées aux entreprises accusant un retard de réalisation.

A cette occasion, le vice-président du FCE a plaidé pour une exonération fiscale au profit des petites entreprises en vue de les aider à poursuivre leurs activités impactées par cette crise sanitaire.

Il a estimé, par ailleurs, que la pandémie Covid-19 constituera une occasion pour une refonte « radicale » du secteur économique pour sa relance en accordant un plus grand intérêt à la production de la valeur ajoutée et en focalisant sur la sécurité alimentaire et énergétique ainsi que sur la numérisation et la préservation des outils de la production nationale.

Pour M. Djouad, les deux plus grands obstacles au décollage économique sont la bureaucratie et le mode de gestion des banques, appelant à une réforme profonde du système bancaire, à la libération des initiatives et à l’encouragement de l’investissement et de l’innovation.

SourceAPS
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