Exportation du pétrole: L’Afrique du Sud futur client de l’Algérie

L’Algérie pourrait exporter son pétrole vers ce pays dès lors qu’il envisage de s’y approvisionner. Une nouvelle destination dans le listing des exportations de pétrole brut puisque. L’Afrique du Sud envisage d’importer de l’énergie fossile à partir de notre pays. Une initiative qui paraît pour le moins difficile à comprendre dès lors où l’Afrique du Sud est proche géographiquement de l’Angola et du Nigeria, deux grands pays producteurs de pétrole. Mais pour le ministre de l’Energie sud-africain, Jeff Radebe, l’initiative «a été rendue nécessaire depuis que les prix du brut ont presque doublé en 24 mois en Afrique du Sud. Et pour les limiter les dégâts engendrés par cette forte hausse des prix, nous comptons importer du pétrole algérien, équato-guinéen et sud-soudanais». C’est ce qu’il a déclaré lors de son intervention devant le Parlement mardi dernier. Comme il a indiqué envisager «très sérieusement de nous approvisionner dans ces pays». Et d’expliquer que «ces trois pays offrent l’avantage de la proximité géographique.

Ce qui n’est pas le cas de plusieurs fournisseurs d’Afrique australe». Il précisera au passage que 49% du carburant consommé sur le territoire provient d’Arabie saoudite. Toujours à propos de l’initiative d’importer du pétrole des trois pays cités, le Directeur général adjoint du département de l’Energie, Tseliso Maqubela, repris par l’agence Engineering News, a laissé entendre que des démarches sont en cours avec ces pays. Cela dit, on peut avancer que l’Algérie pourrait, à travers cette initiative de l’Afrique du Sud, voir ses exportations de pétrole brut augmenter, notamment en cette période où les prix sont plutôt favorables, puisqu’ils tournent autour des 72 dollars le baril, et peut-être plus dans les semaines qui viennent, voire même très prochainement.

Un signe avant-coureur dans ce sens a été enregistré hier. Les prix du pétrole montaient, pour une cinquième séance consécutive, en cours d’échanges européens avant les données officielles hebdomadaires sur les réserves des Etats-Unis, une première estimation faisant état d’une baisse marquée des stocks de brut. Les cours étaient en hausse pour le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, il valait 73,70 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres alors qu’il n’était qu’à 72,05 dollars à la clôture de mardi dernier. Par ailleurs, dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude », pour la même échéance, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 80 cents à 66,64 dollars. Notons que ce regain des prix est également dû à la prudence des marchés, qui craignent toujours que le pétrole iranien disparaisse du marché lors de l’application des sanctions américaines, le 4 novembre, d’après Benjamin Lu, analyste chez Philip Futures.

A propos de sanction contre l’Iran, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a annoncé, jeudi dernier, la création d’un «groupe de travail sur l’Iran» destiné à faire respecter les sanctions économiques américaines contre Téhéran, au risque de sanctions «secondaires» pour les pays qui ne les respecteraient pas. Les experts avancent que dans un marché incertain, du fait des risques sur la demande (tensions commerciales et craintes sur la croissance chinoise) aussi bien que sur l’offre (sanctions américaines contre l’Iran), les investisseurs se focalisent sur les réserves mondiales.

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