lundi, septembre 23, 2019

Il faut dédiaboliser l’investissement étranger

Les Plus lus

Transfert illicite des devises vers l’étranger: Maersk Tunisia soupçonné de fraude

Le feuilleton du leader mondial du transport maritime, Maersk Tunisia, continue de tourner sans trouver sans épilogue, tellement ses intérêts sont menacés sur le sol Tunisien. Cette menace, qui guette la Compagnie, fait bouger les lignes au point où elle fait sortir de son mutisme l’ambassadrice du Danemark, accréditée à Tunis mais résidante en Algérie, Julie Pruzan.

Restriction des importations des kits CKD/SKD: coup de massue au secteur de l’automobile

Moins de dix jours après l’annonce de recourir à l’importation des véhicules de moins de 3 ans, le ministère...

Le 28e Forum économique mondial: L’Afrique en route vers la 4e révolution industrielle

Le 28e Forum économique mondial sur l'Afrique est entré jeudi dans sa deuxième journée, et a appelé à cette...

Face à un contexte international défavorable, l’Algérie doit entreprendre des réformes structurelles urgentes pour améliorer le climat d’investissement et générer des richesses, a plaidé, hier à Alger, l’expert en stratégie et en financements internationaux Lachemi Siagh, lors d’une rencontre organisée par le Forum des chefs d’entreprise (FCE). “Il faut dédiaboliser l’investissement international”, a ainsi insisté Lachemi Siagh, en préconisant notamment un réaménagement de la règle dite des 51-49%, qui régit les partenariats avec les opérateurs étrangers sans distinction de secteur ni d’activité.

Selon lui, cette règle ne devrait s’appliquer qu’à certains segments économiques considérés comme sensibles ou stratégiques, car il y a aujourd’hui urgence de lever les entraves à l’investissement, sachant que l’Algérie figure parmi les pays les plus mal classés à l’international en termes de climat d’affaires et d’investissement. “Il faut changer de paradigmes pour permettre surtout à l’investissement privé de prendre le relais de la croissance, le mot-clé étant de générer de la richesse”, a encore insisté le professeur Siagh, pour qui le changement de gouvernance et l’efficacité des réformes supposent d’abord certains principes de base que sont, notamment, “la compétence, la transparence et la nécessité de rendre des comptes (…)”.

Tout en plaidant au demeurant pour un nécessaire retour sur le marché extérieur, le même expert juge toutefois peu aisé pour l’Algérie d’accéder à l’endettement externe à des termes favorables, vu notamment la conjoncture économique et financière difficile qui prévaut actuellement à l’échelon mondial. “Dans le cas d’un recours aux emprunts internationaux, l’Algérie sera pénalisée de par son statut de mono-exportateur”, alors que les prix du pétrole n’offrent aucune certitude, a-t-il ainsi prévenu. Qui plus est, a-t-il ajouté, “il faut que le pays accède à une notation à l’international pour pouvoir aller sur le marché financier extérieur”, laquelle notation serait révisée chaque année, ce qui offrirait, selon le même expert, un gage de bonne exécution des réformes structurelles qu’il faudra mener pour diversifier l’économie. Or, déplore-t-il en ce sens, dans l’état actuel des choses, “l’Algérie n’est même plus capable d’accéder à une note de triple B”, ce qui ne lui faciliterait guère, selon lui, l’accès aux emprunts sur le marché international.

De plus, a-t-il noté, le recours à l’endettement extérieur doit être adossé à la mise en place de projets d’investissement “solides” qui pourraient générer des devises pour pouvoir rembourser les emprunts contractés. Dans ce même ordre d’idées, a encore souligné le professeur Siagh, la mère des réformes à mener en urgence est celle du secteur financier et boursier pour diversifier les sources de financement de l’économie et de l’investissement.
Rappelant en ce sens que la conjoncture pétrolière reste peu favorable, alors qu’il faut un prix du baril de pétrole d’au moins 116 à 120 dollars rien que pour pouvoir rééquilibrer le budget de l’État, l’expert en finances a tenu enfin à avertir contre les risques majeurs qui pèsent actuellement sur les recettes du pays en devises, au moment, a-t-il dit, “où rien n’a été investi et où il n’y a encore même pas de loi adaptée pour attirer les investissements dans le domaine des hydrocarbures”.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -

Articles récents

Présidentielles: 14 candidats à la candidatures connus

Quatorze (14) postulants à la candidature pour l'élection présidentielle du 12 décembre prochain ont retiré, jusqu'à ce vendredi, les...

Production industrielle publique: hausse de près de 5% au 1er semestre 2019

La production industrielle publique de l'Algérie, a enregistré une hausse de 5,6% durant le 2ème trimestre 2019, générée par des "améliorations appréciables" dans plusieurs...

Industrie: recul de la production dans trois secteurs

De janvier à juillet 2019, les données de l'ONS, relèvent, par ailleurs, que trois secteurs industriels ont enregistré un recul de production, par rapport...

Energie/ Gaz : Mohamed Arkab invité en Russie

Le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, a reçu jeudi au siège de son département ministériel, l'ambassadeur de la Fédération de Russie en Algérie, Igor...

Présidentielles du 12 décembre : révision des listes électorale à partir du 22 septembre

L'opération de révision exceptionnelle des listes électorales, en prévision de la prochaine élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain, sera lancée à partir du...

Dans la même catégorie

- Advertisement -