Importations de blé : l’Algérie tire profit de la baisse des prix à l’international pour faire son marché

Une aubaine pour l’Algérie, un gros consommateur et importateur de céréales notamment du blé tendre et le blé dur. Les cours du blé continuaient de descendre mercredi, en raison d’une pression persistante à la vente, et notamment de supposé de restriction des exportations en provenance de Russie, premier exportateur mondial de cette céréale.

Avec ces rumeurs russes, conséquences d’une production en recul, et « face aux craintes qu’il puisse y avoir une taxe à l’export, peut-être que les opérateurs et agriculteurs russes eux aussi accélèrent leurs ventes pour éviter de se retrouver bloqués », a déclaré un analyste. Cette analyste estime par ailleurs que la demande de la part des acheteurs est ralentie actuellement, en raison de vacances en Europe et des fêtes de l’Aïd chez les pays importateurs, de tradition musulmane.

La production céréalière a atteint 34,8 millions de quintaux pour la campagne 2016-2017, contre 34,3 millions de quintaux lors de la saison 2015-2016. En 2017, l’Algérie enregistre un déficit de 14 millions de quintaux pour à peu près couvrir l’ensemble de ses besoins sans recourir au marché extérieur.

En ce qui concerne les importations de céréales (blé dur, tendre…), semoule et farine, l’Algérie s’est approvisionné du marché extérieur pour une valeur de 2,77 milliards de dollars (mds USD) contre 2,81 milliards dollars, en baisse de 1,34%. L’année d’avant, en 2016, L’Algérie a importé pour 2,71 Mrds US de céréales.

Mahmoud CHAAL

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