JEAN-LOUIS LEVET AU SUJET DE LA COOPÉRATION ALGÉRO-FRANÇAISE : “La colocalisation constitue notre boussole”

Animant,hier, mercredi, une conférence-débat à l’université de Tizi Ouzou sur le thème de la coopération algéro-française, Jean-Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, a longuement développé la vision française de cette relation de coopération qui doit être désormais, a-t-il qualifié, “d’égal à égal” entre ces deux pays qui ont, a-t-il estimé, vocation d’affronter ensemble les enjeux économiques mondiaux actuels.

“En raison de la proximité géographique, l’histoire et l’ambition de ces deux pays appelés à être l’interface entre l’Europe et l’Afrique, l’Algérie et la France constituent un duo unique qui a pour vocation à affronter ensemble les enjeux actuels, qu’ils soient alimentaires, de développement, d’environnement…”, a expliqué Jean-Louis Levet précisant que la boussole qui guide la France en la matière est constituée essentiellement de quatre éléments fondamentaux. “Notre approche se situe dans le long terme, elle vise l’excellence, elle se concrétise en développant ensemble des projets et en privilégiant la colocalisation et la co-innovation”, a-t-il détaillé tout en soutenant que, désormais, la colocalisation doit remplacer les délocalisations et la co-innovation doit remplacer le transfert de technologie qui s’est avéré être insuffisant. Au titre de la colocalisation, ce haut responsable de la coopération algéro-française n’a, encore une nouvelle fois, pas hésité à citer le cas des projets Brandt et Oxxo du groupe Cevital comme cas d’exemplarité.

S’agissant des domaines qui peuvent susciter un grand intérêt de coopération entre les deux pays, l’invité de l’université de Tizi Ouzou a cité comme secteurs offrant de belles perspectives, l’agriculture, les énergies renouvelables, la santé et le numérique. “Ici, dans la wilaya de Tizi Ouzou, un comité de pilotage a été déjà mis en place en février dernier et nous avons rencontré de nombreux acteurs du développement et nous espérons établir, dans les prochains mois, un plan d’action qui permettra d’identifier les projets de coopération dans différents domaines. Un séminaire de travail est prévu pour octobre prochain et les résultats de l’enquête menée par le comité de pilotage seront présentés pour mieux comprendre les types de compétences, les besoins et les thèmes de coopération qui intéressent les entrepreneurs et savoir comment pouvoir les accompagner”, a-t-il expliqué soulignant que “ce que nous cherchons est de mettre en œuvre une dynamique qui va élever le niveau de coopération, et ce, en suscitant des projets entre des partenaires des deux pays”. “L’avantage de travailler avec la France c’est que nous sommes dans une logique d’implantation dans la durée, nous sommes dans une logique de co-investissement et de formation comme compte le faire PSA et aussi Schneider électrique qui est en train de créer trois pôles d’excellence à Tizi Ouzou, à Béjaïa et à Sidi Bel-Abbès.

C’est l’ensemble du processus de production, d’innovation, de formation et de maintenance que nous voulons développer en Algérie avec nos partenaires algériens”, a-t-il encore argumenté.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici