L’Etat place le citoyen et ses aspirations au « cœur des politiques publiques »

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aimene Benabderrahmane a affirmé, mercredi soir, que l’Etat, à sa tête le président de la République met le citoyen et ses aspirations au « cœur des politiques publiques ».

Répondant aux préoccupations des membres du Conseil de Nation, concernant l’accueil des citoyens et la réponse à leurs préoccupations, M. Benabderrahmane a indiqué que  » l’Etat, à sa tête le président de la République, met le citoyen et ses aspirations au cœur des politiques publiques », ajoutant que  » pour la 1e fois en Algérie, il a été « procédé en vertu de la Constitution de 2020 à la consécration du droit du citoyen à introduire des doléances et à obliger l’Administration à y répondre ».

Pour ce faire,M. Benabderrahmane a révélé que « le Gouvernement s’attèle à la mise en place des mécanismes pratiques y afférents, à travers l’installation de cellules d’accueil des citoyens au niveau de l’ensemble des organismes et administrations publics ».

Dans ce contexte, M. Benabderrahmane a indiqué qu' » actuellement, il est procédé dans le cadre d’une Commission ministérielle conjointe, au lancement d’une plateforme numérique nationale unifiée, en vue du dépôt des doléances des citoyens, laquelle leur permettra de suivre la traçabilité de ces doléances et leur traitement, et fait obligation à tous les organismes publics de les trancher ».

Le Premier ministre a affirmé que l’élaboration du registre national unifié touchait à sa fin, rappelant que ce Plan s’est focalisé sur « le renforcement de la cohésion sociale par l’augmentation et le soutien du pouvoir d’achat des citoyens et l’amélioration de la prise en charge des catégories défavorisées dont les personnes aux besoins spécifiques et celles âgées ainsi que les familles sans revenus ou à faibles revenus ».

A cet effet, le Gouvernement s’est engagé dans le processus de réforme du modèle d’aide pour un ciblage social plus juste des parties concernés en passant au système des transferts monétaires au profit des familles nécessiteuses qui bénéficient d’un revenu supplémentaire à titre de compensation de la modification des prix, a ajouté le Premier ministre.

Concernant la question du retard dans l’application des lois sur le terrain du fait du retard dans l’élaboration de leurs textes d’application, le Premier ministre a annoncé que leur élaboration sera dorénavant « obligatoire » et de façon parallèle.

L’affirmation de M. Benabderrahmane intervient dans le sillage de son explication que le Plan d’action du Gouvernement « répondait à la mise en place d’un calendrier pour l’élaboration des textes d’application », d’autant plus que « le Gouvernement s’engage à rattraper tous les textes d’application qui n’ont pas encore été parachevés et à prendre en charge cette problématique de façon définitive ».

Evoquant le dossier économique, le premier ministre a affirmé que la révision de la loi sur la monnaie et le crédit touchait à sa fin et que cette révision vient pour adapter la loi aux réformes globales que connait le système financier.

Entre autres points introduits dans cette loi, figure la finance islamique par le recours aux mécanismes alternatifs constituant des outils important pour la mobilisation de l’épargne et le financement économique.

La réforme de la loi sur la monnaie et le crédit porte sur l’insertion du principe de mandat pour le gouverneur de la Banque d’Algérie en vue d’assurer une autonomie de la Banque centrale et de réhabiliter le rôle des outils de la politique monétaire dans la réalisation des grands objectifs économiques.

Il s’agit également de l’insertion des principes de gouvernance dans la gestion des banques et des institutions financières et l’autorisation des fournisseurs de services de payement à accéder au système national de payement en tant que « actionnaire indépendant » pour promouvoir l’économie numérique.

A cela s’ajoute l’autorisation des courtiers exerçant de façon libérale à accéder au marché monétaire interbancaire et à rendre l’adhésion dans la centrale des risques obligatoire pour toutes les instances de crédit et de microcrédit.

Il a souligné que la facture des importations atteindra 30,4 milliards de dollars à la fin de l’année 2021, contre 64 milliards USD en 2014.

Cette baisse traduit « le niveau de la corruption et du gaspillage que connaissait le pays » durant les précédentes années, a soutenu le Premier ministre.

Répondant à une question sur les moyens de financement de l’économie nationale, M. Benabderrahmane a affirmé « qu’en dépit de la conjoncture économique et locale, induite notamment par la pandémie (Covid-19), l’Etat n’a pas recouru à la planche à billets comme, par le passé, ni à l’endettement extérieur et n’envisage pas de le faire ».

« L’Etat s’est orienté vers la rationalisation des dépenses et la maîtrise des importations, loin du gaspillage et de la corruption qui marquaient les opérations d’importation », a ajouté le Premier ministre.

Au terme de son intervention, le Premier ministre a fait état de l’examen prochainement des axes du Plan d’action du Gouvernement à travers « des plans sectoriels portant les objectifs quantitatifs et les affectations financières » et ce à l’occasion du débat de la loi de finances pour 2022.

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