l’Observatoire national de l’épargne, un outil pour hisser l’inclusion financière

L’observatoire dont la création a été décidée il y a une année, a été mis en place par M. Raouya en présence du gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, le président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financières (ABEF), Aboud Achour, les PDG des banques et des assurances, le Président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Hadad ainsi que des experts du monde de la finance.

Dans son discours inaugural, le ministre a affirmé que cet Observatoire composé de représentants des banques et des sociétés d’assurances, de l’Office national des statistiques (ONS) et du Conseil national économique et social (CNES) ainsi que des experts du secteur est un outil au service de la communauté bancaire et de tous les acteurs intéressés par l’épargne et ses enjeux économiques.

« C’est également une force de proposition concernant l’innovation sur les produits à mettre sur le marché en couvrant les aspects conceptuels, réglementaires et fiscaux « , a-t-il poursuivi, en appelant les banques et les institutions financières à développer les produits d’épargne pour attitrer la masse monétaire qui circule dans le circuit de l’informel.

Le ministre a assuré par ailleurs que son département « demeure très attentif » aux résultats (des enquêtes et études) établies par l’observatoire.

A propos de l’évolution de l’épargne des ménages, il a fait observer que ce dernier a connu une certaine stagnation durant ces deux dernières années en précisant que le chiffre est passé de 2.089 milliards en 2016 à 2.138 milliards en 2017.

Il a par ailleurs précisé que l’épargne des ménages en 2013 était de1.662 milliard de dinars.

« Cette relative stagnation doit nous interpeller pour améliorer davantage notre offre », a-t-il commenté, en invitant dans ce contexte « toute la communauté bancaire à développer des produits adaptés afin de promouvoir la dynamique vertueuse de l’épargne » .

A ce titre, il a insisté sur le fait que la sensibilisation à l’épargne doit être également un indicateur positif sur la population et particulièrement la jeunesse.

M.Raouya a appelé également à mettre des dispositifs spécifiques adaptés à la demande de la clientèle afin de capter l’épargne au maximum et faire en sorte que des comptes d’épargne soient des produits bancaires attractif et un vecteur de la bancarisation.

Pour sa part, le gouverneur de la Banque d’Algérie M.Loukal a expliqué que l’épargne ne concerne pas uniquement les ménages, mais le thème est plus large puisqu’on parle d’inclusion financière pour la croissance économique.

« Lorsqu’on évoque l’épargne, depuis toujours notre esprit va aux ménages, aux petits épargnants mais aujourd’hui le thème est plus large en parle d’inclusion financière pour la croissance inclusive c’est le concept international qui préside à la collecte des ressources et au financement de l’économie » , a-t-il expliqué , estimant que ces deux fonctions sont indissociables.

A ce sujet, il a affirmé que la Banque d’Algérie avait décidé tout au long de 2018 de faire de l’inclusion financière son point nodal pour sa stratégie de développement de l’épargne et de crédit à l’économie.

« Des obstacles sont levés pour mieux encadrer l’inclusion financière » , a-t-il assuré, rappelant que la banque d’Algérie a promulgué deux instructions en avril dernier qui avaient levé le voile sur les

appréhensions qui constituaient un obstacle psychologique à l’activité de collecte de ressource.a-t-il affirmé.

M.Loukal a évoqué les périodes de crises où la liquidité bancaire avait pris un choc en poussant le gouvernement à recourir à d’autres instruments pour permettre aux banques de continuer à financer l’économie.

Quant à la croissance des crédits en Algérie, il a avancé un taux de 7 à 8 % et qui devrait augmenter à 10 voire 11 % en 2018. « Cela signifie une bonne performance », s’est-il félicité en précisant qu’en valeur l’accroissement annuelle de crédit est évalué entre 9.000 milliards à 1.000 milliards de dinars.

A propos de l’argent de l’informel, M. Loukal a avancé un chiffre de 4.800 milliards de dinars dont les petites épargnes des ménages qui échappent également au système financier et qui tourne autour de 2. 000 milliards de dinars.

Pour capter ces ressources, M Loukal a recommandé la diversification et la modernisation des services bancaires.

Quant à l’élargissement des produits et services bancaire aux finances alternatives, le gouverneur de la Banque d’Algérie a annoncé que la place financière sera dotée avant la fin 2018, d’un règlement qui permettra de commercialiser des produits alternatifs (produits de la finances islamique).

« Le règlement sera promulgué courant novembre les banques qui se sont déclarées aptes et prêtes à commercialiser ce produit pourront le faire », a-t-il promis.

APS

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