Dans la nouvelle édition de son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publiée à la veille des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque Mondiale, le préteur en dernier ressort a rectifié également sa prévision pour la croissance en 2018, la situant désormais à 2,1% contre 2,5% anticipé dans l’édition d’octobre.

La croissance devrait ensuite retomber à 1,8% en 2020. Selon les mêmes projections, l’inflation est restée contenue en 2018 autour de 4,3%. Le FMI prévoit, cependant, un rebond à 5,6% en 2019 et à 6,7% en 2020.

Le déficit du compte courant augmentera cette année à -12,5% du PIB contre -9,1% en 2018 et devrait représenter -9,3% du PIB en 2020.

Le taux de chômage est resté stable en 2018 à 11,7% mais devrait progresser à 12,6% en 2019 et à 13,7% en 2020.

Dans les conclusions de sa dernière évaluation de l’économie algérienne, rendues publiques en juin dernier, l’institution de Bretton Woods avait soutenu que l’Algérie disposait d’une fenêtre d’opportunités pour « atteindre le double objectif de stabilisation macro-économique et de promotion d’une croissance durable ».

Le FMI qui a suggéré un dosage de politiques économiques, a estimé qu’une masse critique de réformes structurelles était nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie diversifiée, tirée par le secteur privé, et réduire ainsi la dépendance aux hydrocarbures.

Mais cela nécessitera, selon le Fonds, de recourir à un large éventail d’options de financements, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis.

De son côté, la Banque Mondiale qui vient de publier le rapport de suivi de la situation économique en Algérie, a suggéré un retour rapide à l’ajustement budgétaire dès le deuxième semestre 2019.

Ce rééquilibrage budgétaire devrait être accompagné de réformes structurelles du côté des subventions et du climat des affaires.

La BM a conclu que le principal défi pour l’économie algérienne est de renforcer sa résilience à la volatilité des prix des hydrocarbures, à la fois en atténuant l’impact de cette volatilité sur le budget et en diversifiant les sources de croissance.