Le PLF 2019 soumis à l’APN « dans les semaines à venir »

ALGER – Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a annoncé, lundi à Alger, que le projet de loi de finances 2019, sera soumis à l’Assemblée populaire nationale (APN) « dans les semaines à venir ».

S’exprimant au terme de sa rencontre, qui a duré plus de deux heures, avec les chefs des partis politiques constituant la majorité parlementaire, M. Ouyahia a précisé que la rencontre s’était tenue « aux fins de coordination et de concertation entre les partis soutenant le programme du président de la République », autour du projet de loi de finances 2019, qui sera soumis au débat, devant les membres de la chambre basse du Parlement « dans les semaines à venir ».

Tous les détails relatifs à ce texte de loi « sont contenus dans le communiqué du Conseil des ministres, réuni il y a trois semaine, et qui a donné suffisamment d’explications concernant ce texte », a souligné, le Premier ministre.

Cette réunion a été marquée par la présence du Secrétaire général du parti du Front de Libération Nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, du président du parti Tadjamoue Amal Al Djazair (TAJ), Ammar Ghoul, du président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Ben Younès, du dirigeant au sein du parti Rassemblement national démocratique (RND), Seddik Chihab, du représentant du Groupe des indépendants, Kada Kadri, en sus des chefs des groupes parlementaires de ces partis à l’APN.

A ce propos, M. Ould Abbès a salué cette rencontre, devenue ,a-t-il dit, une tradition pour débattre du projet de loi de finances entre le Premier ministre et les partis soutenant le président de la République, affirmant à cet égard, que son parti  » soutient le PLF 2019 en toute conviction ».

Il a également salué la teneur de ce projet de loi, exempt cette année de toute nouvelle taxe, en sus de son maintien des transferts sociaux au profit des catégories fragiles et des nouvelles mesures en faveur de la relance du développement au Sud, outre un programme dédié à l’emploi au profit des jeunes de la région.

L’ensemble de ces décisions,  » concordent avec les principes défendus par le FLN », a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, M. Ghoul s’est félicité du projet de loi de finances notamment dans son volet social à travers « le renforcement de la dimension sociale de l’Etat algérien ».

Soulignant que le parti TAJ a présenté certaines propositions pour enrichir ce texte notamment en ce qui concerne la dimension sociale en vue de « stimuler le développement local, créer de l’emploi, diversifier l’économie nationale et construire une économie hors hydrocarbures », M. Ghoul a relevé que certaines de ces mesures se sont distinguées par un caractère prospectif « permettant à l’Etat de maitriser davantage à l’avenir certaines dépenses » .

Le président du MPA, Amara Benyounes, a affirmé que cette rencontre intervient pour « créer une meilleure harmonie et se préparer au débat autour du projet de loi de finance qui nécessite coordination entre les groupes parlementaires de ces formations politiques ».

Pour sa part, M. Seddik Chihab a estimé que le projet de loi intervient en application des instructions du président de la République, visant à préserver le caractère social de l’Etat algérien en dépit des difficultés financières, soulignant que ce projet « reflète le degré de la maitrise des budgets et le contrôle de certaines lacunes ».

Le représentant du groupe des indépendants a salué la tenue de cette rencontre, mettant en avant le soutien des indépendants à la teneur de ce texte notamment « dans ses dispositions ayant trait au citoyen d’une façon directe ».

Il a été décidé, rappelle-t-on, la tenue mercredi prochain, d’une séance plénière consacrée à l’élection d’un nouveau président de la chambre basse du parlement, en remplacement de Said Bouhadja, et ce après adoption du rapport de la Commission des Affaires juridiques, administratives et des libertés de l’APN relatif à la constatation de la vacance du poste de président de l’APN, suite à la situation de blocage que connait l’instance législative et le gel de toutes ses activités depuis plusieurs semaines après que la majorité des députés (351) aient signé une motion de « retrait de confiance » au président de l’APN dans laquelle ils ont exigé sa démission.

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