samedi, avril 4, 2020

Le PLF 2020 favorise le climat des affaires et l’investissement

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Le ministre des Finances Mohamed Loukal a affirmé, lundi devant le Conseil de la nation, que le projet de loi de Finances 2020 (PLF) vise à améliorer le climat des affaires et à attirer l’investissement étranger.

L’entrée en vigueur du PLF permettra la levée « des contraintes » sur l’investissement à la faveur de la suppression de la règle 49/51% régissant l’investissement étranger en Algérie, et dont le maintien a été décidé uniquement pour les secteurs stratégiques, notamment les hydrocarbures, a précisé M. Loukal lors d’une plénière présidée par le président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, en présence de plusieurs membres du Gouvernement.

En réponse aux préoccupations des membres de la Chambre haute du parlement concernant l’ouverture de bureaux de change en Algérie, le ministre a indiqué que « les bureaux agrées par la Banque d’Algérie ont restitué leurs autorisations accordées arguant l’absence de bénéfice et la baisse de l’activité touristique ».

Concernant la valeur du Dinar, le ministre des Finances a fait savoir qu’elle a connu une baisse durant la période allant de 2014 à 2016 avant d’enregistrer « une stabilité relative ».

D’autre part, le ministre a affirmé que l’Algérie « ne recourra au financement extérieur qu’au cas de financement de projets structurels à importance stratégique pour l’économie nationale ».

Estimant que l’évasion fiscale a atteint un seuil « inacceptable », M.Loukal a mis en avant la détermination de l’Etat à réhabiliter et à moderniser l’administration fiscale pour lui permettre le recouvrement de ces fonds.

Après avoir expliqué que le financement non conventionnel était « une dette à long terme » que le Trésor remboursera sur 30 ans à un taux d’intérêt ne dépassant pas 0.5%, le ministre des Finances a rappelé que le niveau de l’endettement extérieur de l’Algérie était des plus faibles au monde avec un taux de 078% du PIB tandis que le taux de la dette publique intérieure était de 40% du PIB.

Pour ce qui est de l’inflation, le premier argentier du pays a fait état d’une baisse notable, passant de 4.45% fin septembre 2018 à 2.01% fin septembre 2019.

Cette baisse, a-t-il précisé, a été possible grâce à une panoplie de mesures mises en place, dont la réalisation des marchés de gros et de détail, la lutte contre les pratiques frauduleuses, outre la politique monétaire adoptée par la Banque d’Algérie pour récupérer l’excédent de liquidité et stabiliser les cours de change.

Concernant l’autorisation d’importation de véhicules de moins de 03 ans, M. Loukal a déclaré que les prix des ces véhicules seront raisonnables en raison de leur exonération de la TVA dans le pays d’origine, ajoutant que leur dédouanement sera en dinar algérien et que les taxes douanières et la TVA seront calculées au taux de change officiel.

La dernière note de la Banque d’Algérie relative à l’obligation de déclarer l’origine des dépôts bancaires en devises concernait « exclusivement les étrangers » venus en Algérie, a-t-il rappelé.

S’agissant de la prise en charge sociale, le ministre a fait savoir que la réforme de la subvention sociale en passant de généralisée à ciblée,destinée exclusivement aux catégories vulnérables, contribuera largement à l’allègement du déficit budgétaire, soulignant que les subventions généralisées sont devenues un fardeau lourd pour le budget de l’Etat, dont la réforme est devenue urgente.

Le Gouvernement a recouru à une assistance technique de la Banque mondiale

à l’effet de déterminer les meilleures mécanismes à adopter pour opérer cette réforme « à court terme », a révélé le ministre ajoutant que « la réforme des transferts sociaux est une opération de longue durée, complexe, sensible socialement et économiquement, d’où l’importance d’une démarche globale de réforme et une étude rigoureuse pour déterminer ses répercussions sur le citoyen ».

L’Etat consacre annuellement près de 1800 milliards DA aux transferts sociaux directs et le même montant aux transferts indirectes, dites implicites.

A ce propos, le ministre a relevé que « le déficit budgétaire de l’Etat avoisine 1500 milliards Da/an et en réduisant les deux montants de subventions directe et indirecte de moitié, l’on pourra facilement régler le déficit », a-t-il conclu.

SourceAPS

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