Logistique et transport maritime : 4 à 5 milliards dollars dans les poches des compagnies étrangères

C’est une aubaine ces compagnies étrangères que de faire des affaires en Algérie alors que les opérateurs nationaux sont totalement marginaux de ce bisness fructueux.
Ainsi, le secteur du transport maritime constitue à présent une saignée pour les réserves de change de l’Algérie. Ce mode de transport coûte à l’Etat entre 4 et 5 des milliards de dollars.

«Le montant des transferts en devises effectués par ces armateurs étrangers coûtent à l’Etat entre 4 à 5 milliards de dollars annuellement », selon le président de l’Association nationale des exportateurs, Ali bey Nasri. Ce pactole en grande partie tombe les poches des armateurs étrangers. Ce qui laisse pontois les intervenants dans le secteur maritime et de la logistique. La vérité est que la position de monopole de compagnies étrangères sur le transport maritime national produit des effets pervers sur les importations algériens. Puisque, le prix du transport appliqué par les compagnies maritimes étrangers, qui sont néanmoins du droit algérien, appliqué est 20% plus cher par rapport à la tarification normal, selon le responsable d’Anexal. L’enjeu préoccupe des plus en plus les autorités algériennes et suscite un intérêt pour les investisseurs, tellement il existe de la marge pour réaliser des gains.

Puisque, seulement 3% de la marchandise acheté par les entreprises algérienne est acheminé depuis l’étranger par le pavillon national. Le reste, 97%, est par des armateurs étrangers. D’ailleurs, cette problématique a été épluchée hier par les experts du Forum des Chers d’Entreprise(FCE), à l’occasion de la journée d’études sur la logistique initiée par ce même Patronat. « En tant qu’opérateurs, nous commençons à comprendre que le vecteur logistique dans toute sa composante devient incontournable. La recherche de l’efficacité, du meilleur coût et de délai d’acheminement le plus court devient déterminante notamment si l’on veut conquérir des marchés étrangers », souligne dans son intervention le président de la commission transport et logistique au sein du FCE, Mustapha Serial, qualifiant l’indice de performance logistique (IPL) en Algérie de « moyen ». Sur 163 pays, l’Algérie est classé 75eme. Selon les experts, la logistique est actuellement le point faible de l’exportation en Algérie. C’est le parcours d’un combattant, pour réaliser une opération d’exportation. Tellement la logistique algérienne est un rouillée. « Il faut au moins une quinzaine de jours, pour avoir sa disposition un conteur pour monter une opération d’exportation », constatent, impuissants, des producteurs algériens. Ce n’est pas tout. D’après eux, le prix de location d’un conteneur est également très élevé. Les compagnies exigent des prix très élevés, devant le laissé faire de l’Etat qui a trop duré.

Tellement le profit est considérable dans les opérations d’importation, « ces sociétés ne veulent pas contribuer à l’exportation de nos marchandises », préférant le sens inverse, s’indigne un opérateur présent à la journée d’étude. D’où la nécessité d’ouvrir le secteur du transport de marchandises au privé, aux autres compagnies et de soutenir les entreprises publiques opérationnelles pour qu’elles s’impliquent à faciliter l’acte d’exporter.

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