Médicaments : le président de l’UNOP, Abdelouahed Kerrar, menace de recourir aux importations

Le prix administre du médicament fait encore débat dans le milieu de la santé en Algérie. Les opérateurs et producteurs du médicament sont en faveur de l’augmentation du prix médicament, face au refus de l’Administration. Certains observateurs estiment que   pour booster l’industrie pharmaceutique, il y a nécessité d’augmenter les prix des médicaments.

Partisan de cette thèse, le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop), Abdelouahed Kerrar tente d’expliquer sur les ondes de la radio, l’environnement du marché des médicaments au moment où la demande interne en médicament est couverte à plus de 50% des besoins. Certains, avancent le taux de 70%.

Le président de l’UNOP juge qu’« les  investissements importants qui ont été consentis dans le secteur justifie le changement du système des prix ». Donc, argue-t-il, il faut réviser les prix des médicaments fixés par décret datant de 1998. « Nous étions dans une logique de l’importation à cette époque mais depuis, il y a eu des investissements importants et c’est tout à fait normal que le système de prix s’adapte à l’évolution de la situation », explique Abdelouahed Kerrar.

Mais, réviser les prix risque de compromettre l’équilibre de la sécurité sociale et remettre en cause quelques acquis comme le tiers payant ? L’interlocuteur apporte des éclaircissements sur la grande confusion dans l’esprit des différents interlocuteurs au niveau des ministères entre le prix du médicament et le remboursement.

« Le prix du médicament ne devrait pas souffrir de problèmes de sécurité sociale », at-il analysé d’ajoutant que « l’enjeu du médicament n’est pas seulement social, c’est surtout un enjeu économique et aussi de développement de la filière pharmaceutique et des personnels qu’elle occupe ». Dans sa politique de médicament, l’Algérie a trois objectifs : assurer l’accessibilité de soins qui passe par une pression permanente exercée sur les prix ; mettre à la disposition des patients des produits de qualité et installer une industrie forte performante et de qualité.

S’agissant de l’évolution du prix médicament, Kerrar relève il n’y a jamais eu d’ajustement du prix du médicament. « Ce sujet n’a jamais fait l’objet de débats, au vu de la croissance fulgurante » qu’a connue ce secteur au cours des dix dernières années », témoigne-t-il.

L’invité de la radio affirme, par ailleurs, avec un brin d’orgueil, que « les réajustements proposés ne vont pas se faire au détriment de la couverture de sécurité sociale, insistant que c’est grâce à une bonne production nationale de médicaments qu’il y’a eu que la baisser des prix ».

Cependant, le président de l’UNOP, prévient. « Si nous continuons comme, c’est-à-dire maintenir le coût du médicament à son niveau actuel, nous allons assister à un déclin de cette industrie avec le risque d’opter pour les importations », menace-t-il.

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