Opep – Non Opep: nécessité d’un engagement continu pour la déclaration de coopération

La nécessité d’un engagement continu en faveur de la « Déclaration de coopération » en soutien de la stabilité du marché pétrolier a été souligné jeudi par le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep-non Opep (JMMC) suite à sa 16e réunion tenue jeudi à Abou Dhabi (Emirats arabes unis).

Ainsi, le JMMC a souligné « la grande nécessité d’un engagement continu en faveur de la Déclaration de coopération en soutien de la stabilité du marché pétrolier sur une base durable », lit -on dans un communiqué publié jeudi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur son site web.

S’agissant de l’engagement des pays participant à l’accord de réduction de la production , la conformité avec les ajustements de production volontaires « reste élevée » atteignant 136% au mois d’août, selon le Comité.

Toutefois, le JMMC a insisté de nouveau sur les principes fondamentaux sur lesquels repose la déclaration de conformité, à savoir l’équité, la justice et la transparence.

Il a dans ce sens exhorté tous les pays participants à redoubler d’efforts pour se conformer pleinement et en temps voulu à leurs ajustements volontaires de production.

« Tous les pays participants présents, en particulier ceux qui ne se sont pas encore entièrement conformés à leurs ajustements, ont été sans équivoque en fournissant des assurances inébranlables de leur détermination à se conformer au moins à 100% pour le reste de l’année », note le JMMC.

Les pays qui se sont trop conformés ont également réitéré leur contribution volontaire.

« En conséquence, la conformité globale sera amenée à des niveaux record », selon le Comité de suivi de l’accord de l’Opep +.

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Le JMMC a par ailleurs observé la baisse récente des niveaux des stocks commerciaux dans les pays de l’OCDE, en particulier aux Etats-Unis, même s’ils restent au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.

Il a également été noté que tous les principaux points de repère sont « maintenant rétrogradés ».

En outre, le Comité a analysé les incertitudes critiques auxquelles l’économie mondiale était confrontée en 2019 et 2020, y compris les tensions liées au commerce, les politiques monétaires et d’autres facteurs macroéconomiques.

Dans ce contexte, le JMMC a exhorté les autorités à rester vigilantes dans la surveillance de la situation des marchés pétroliers avant les réunions ministérielles de début décembre.

« Malgré ce contexte difficile, le partenariat dans le cadre de la déclaration de coopération continu de servir de symbole de la fiabilité et de la cohérence du marché mondial du pétrole, rassurant ainsi les producteurs, les consommateurs et l’économie mondiale », note le JMMC.

A la lumière de ces incertitudes macroéconomiques, le JMMC a convenu que le renforcement de la coopération et du dialogue était plus important que jamais.

Pour cette raison, il a souligné son attachement à la charte de coopération historique signée lors de la 6e réunion ministérielle de l’OPEP et non-OPEP le 2 juillet dernier à Vienne.

Pour ce Comité « cette initiative unique offre une plate-forme pour faciliter le dialogue entre les pays participants, visant à promouvoir la stabilité des marchés pétroliers, la coopération technologique et dans d’autres domaines, au profit des producteurs de pétrole, des consommateurs, des investisseurs et de l’économie mondiale ».

Mercredi, l’Opep a appelé à la « responsabilité partagée » de tous les pays producteurs de pétrole pour assurer la stabilité du marché, alors que les pays extérieurs de l’organisation comme les Etats-Unis pompent toujours plus de brut.

« Compte tenu des prévisions pour la croissance économique mondiale, la (croissance de la) demande de pétrole est attendue à environ 1 mb/j en 2019 et 2020.Toutefois, elle devrait être dépassée par la forte croissance de l’offre non-Opep », souligne l’Organisation dans son rapport mensuel publié mercredi.

Cette offre est tirée par les Etats-Unis, toujours en pleine révolution des pétroles de schiste, même si l’Opep a revu à la baisse sa prévision pour ce pays l’an prochain.

« Cela souligne la responsabilité partagée de tous les pays producteurs pour soutenir la stabilité du marché pétrolier afin d’éviter une volatilité indésirable et une rechute potentielle dans un marché déséquilibré », note l’Opep.

En décembre 2018, l’Opep avait convenu avec dix pays producteurs non-Opep, d’une baisse conjointe de leur production de 1,2 million de barils, avec une réduction de 800.000 barils/jour par l’Opep et de 400.000 barils/jour par ces pays producteurs non-Opep.

Cet accord a été reconduit pour une durée supplémentaire de 9 mois allant du 1er juillet 2019 jusqu’a 31 mars 2020, mais les prix de l’or noir restent instables à cause notamment des perspectives moins optimistes pour l’économie mondiale et autres facteurs.

La prochaine réunion du JMMC devrait avoir lieu le 4 décembre 2019 au Secrétariat de l’OPEP à Vienne, en Autriche.

Créé à la suite de la 171ème Conférence ministérielle de l’Opep du 30 novembre 2016 et de la « Déclaration de coopération » de la réunion ministérielle mixte Opep- pays non membres de l’Opep tenue le 10 décembre 2016, le JMMC est composé de sept pays membres de l’Opep (Algérie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Irak, Koweït, Nigeria et Venezuela) et de deux pays non membres de l’Organisation (Russie et Kazakhstan).

SourceAPS
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