Première Nissan made in Bladi en 2020 : 160 millions dollars d’investissement et 40% d’intégration en 2025

Le projet de réalisation d’une usine de production des véhicules de marque Nissan voit en fin le jour. Un rêve tellement caressé par le PDG du représentant officielle de la marque Nippon,  Sofiane Hasnaoui.

Après une période longue d’attente et pleine d’incertitudes entourant ce projet, il  fallait attendre le 06 décembre 2018 pour que le gouvernement donne son quitus pour réaliser ledit projet.

En effet, le constructeur automobile du pays du Soleil levant avec son partenaire algérien  produiront en Algérie à partir de la première moitié de l’année prochaine, 2020, quatre type de véhicules  Nissan, selon l’engagement pris aujourd’hui par  le groupe Hasnaoui et son associé japonais.

L’Usine  sera implantée  dans la région d’Oran dans l’Ouest de pays. Ce   permettra à la marque japonaise de se redéployer sur le marché algérien des véhicules, après la perte de parts de marché suite aux restrictions imposées  sur les importations.

Avec un investissement de 160 millions de dollars, Nissan prévoit de produire quatre gammes « selon les besoins du marché algérien qui évolue très vite» a indiqué ce matin Sofiane Hasnaoui, Président du Groupe Hasnaoui lors d’une conférence de presse tenue à Alger en marge de signature du contrat de partenariat.

Selon le président du Groupe, « ce projet permettra la création de 1800 postes d’emplois  directs et presque le double d’indirects». Quant aux capacités de production de l’usine, «elle est de 36 500 véhicules par an touristiques et utilitaires légers », sans donner plus de détails sur la gamme qui sera produite.

Selon Peyman Kargar, vice-président sénior et président Nissan de la région Afrique, Moyen-Orient et Inde, « les voitures qui seront montés en Algérie seront des meilleurs modèles, dotés d’une technologie japonaise innovante».

Selon lui, la production sera aux « standards et normes mondiales rigoureuses qui feront de cette usine un centre d’excellence ».

     Atteindre 40% d’intégration après 5 ans d’activité

Peyman, a indiqué que cette joint-venture respectera le cahier des charge est se lancera dans l’intégration dès les deux premières années de production et passera a plus de 40% après 5 ans.

Pour se faire, il compte lancer des partenariats avec des sous*traitants algériens ou bien à l’achat des licences pour productions des pièces. « On doit produire des pièces localement » a assuré encore Peyman qui envisage aussi  les exporter vers d’autres pays, tout en garantissant la très bonne qualité des produits.

Dans ce sens le même intervenant a souligné que « les équipes techniques et d’ingénierie Nissan participeront avec les intervenants locaux au développement de l’intégration locale des composants et assureront le soutien technique, la formation et le transfert de compétences ».

De son côté, l’ambassadeur de japon en Algérie,  Kazuya Ogawa a exprimé sa grande satisfaction estimant que ce projet « redynamisera la coopération algéro-japonaise qui connait une renaissance ces derniers temps »,  appelant au passage les entreprises de son pays à venir s’installer en Algérie.

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