Procès de l’ex président du FCE Ali Haddad : le Procureur demande 18 mois de prison ferme et 100 000 DA d’amende

Le procureur de la république près le tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger, a requis, ce lundi 3 juin 2019, une peine de 18 mois de prison ferme, à l’encontre d’Ali Haddad, et une amende de 100 000 DA.

L’homme d’affaire est poursuivi pour faux et usage de faux et fausses déclarations. Le verdict final sera prononcé le 17 juin prochain.

L’ancien président du FCE a expliqué la durant l’audience comment il s’était procuré le deuxième passeport qui était en sa possession lors de son interpellation au poste frontière d’Oum Teboul, alors qu’il tentait selon toute vraisemblance de fuir vers la Tunisie.

« J’en ai fait la demande à l’ancien premier ministre Abdelmalek Sellal, qui en a parlé à Noureddine Bedoui, qui a instruit son SG Hocine Meziane qui a ordonné au directeur du Centre national des titres et documents sécurisés, Hacène Boualem de m’établir le passeport, sans avoir à fournir un quelconque dossier administratif. 48h après ma demande, mon passeport était prêt et ma secrétaire particulière se chargeait d’aller le récupérer», a déclaré d’une petite voix, Ali Haddad.

Pour ses défenseurs, les charges retenues contre leur client ne tiennent pas la route car « il n’y a aucune preuve de la falsification du passeport par Haddad ».

Le collectif d’avocat justifie la possession de ce deuxième document par la personnalité de leur client. « Ali Haddad est une personnalité internationale, qui emploie plus de 10000 travailleurs algériens. Ce n’est pas un délinquant. Il a obtenu son deuxième passeport d’une façon légale ».

« Il a demandé un deuxième passeport pour des raisons professionnelles et pour servir l’économie du pays, et non pas pour des intérêts personnels », a clamé les défenseurs de l’ancien président du FCE.

Par ailleurs, le procureur près le tribunal de Bir Mourad Raïs, a requis la même peine à l’encontre de Hassan Boualem, directeur des titres et des documents sécurisés au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Pour rappel, le 20 mai dernier, le juge d’application des peines près le tribunal de Bir Mourad Raïs, a décidé le report du procès de l’homme d’affaires et ex-président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), « pour absence de témoins ». Il est poursuivi pour faux et usage de faux et fausses déclarations.

Ali Haddad avait comparu, le 3 avril dernier, devant le juge d’instruction près du même tribunal, lequel avait ordonné son placement en détention provisoire à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach.

L’ex-président du FCE avait été appréhendé, en mars dernier, au poste frontalier d’Oum Teboul (El Tarf), alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire national, en direction de la Tunisie, en possession de deux passeports, deux permis de conduire et d’un montant en devise.

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