Promotion des exportations hors hydrocarbures : naissance du Conseil national consultatif pour conquérir des marchés internationaux      

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Un Conseil national consultatif pour la promotion des exportations hors hydrocarbures a été mis sur pied samedi dernier par le ministre du Commerce, Said Djellab.

Said Djellab, qualifie la naissance du Conseil « jour historique ».  Sans aucun doute, pour le Ministre, cet organe « constitue un pas en avant » dans le développement de l’exportation hors hydrocarbures.

« Ce Conseil constitue l’entité supérieure qui veillera, sous la présidence du Premier ministre, à la prise de l’ensemble des décisions dans le domaine de la promotion des exportations hors hydrocarbures », précise-t-il.

Les missions confiées au Conseil consistent en la participation dans la définition de la stratégie du renforcement des exportations et l’examen des différents dispositifs d’encouragement qui pourront renforcer la « course » vers les exportations hors hydrocarbures.

En outre, il est question de l’établissement des propositions pouvant aboutir au placement des produits algériens dans les marchés étrangers, ainsi que d’initier toute proposition permettant de « booster » la compétitive des biens et des services algériens dans ces marchés.

L’aspect consultatif conféré au travail du Conseil, représente, selon Djellab, « la meilleure façon pour la prise en charge des préoccupations des opérateurs économiques ».

C’est dans cet esprit que le département du Commerce avait initié, en collaboration avec les autres ministères et le secteur privé, l’élaboration de la Stratégie nationale d’exportation hors hydrocarbures, rappelle-t-il, soulignant que le Centre International du Commerce (CCI) de Genève (Suisse) avait soutenu la démarche de ministère du Commerce.

Cette démarche porte, dans sa première phase, sur la mise en place d’une « feuille de route » comportant les axes essentiels de la promotion des exportations et le choix de quatre secteurs stratégiques pilotes à fort potentiel d’exportation.

A cet effet, on a identifié les secteurs de l’agroalimentaires et boissons, les produits pharmaceutiques, les pièces et composantes automobiles et électroniques, ainsi que les Technologie de l’Information et de la Communication (TIC).

La stratégie porte également sur la définition des domaines horizontaux à même de renforcer la compétitivité des produits algériens sur les marchés extérieurs : le financement à l’export, la facilitation des échanges logistiques, la gestion de la qualité des emballages, ainsi que l’information et la promotion commerciale.

Concrètement, ceci marque comme cible à viser, à moyen terme, un potentiel de 7 milliards de dollars d’exportations algériennes hors hydrocarbures. Il est question aussi d’étoffer l’offre exportable d’en moins, vingt nouveaux produits qui n’ont jamais fait l’objet d’exportation auparavant.

La stratégie ambitionne aussi de pénétrer une quinzaine de nouveaux marchés avec une déclinaison par zones, soit cinq (5) en Afrique subsaharienne, cinq (5) en Union Européenne et cinq (5) autres en Asie et en Amériques.

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