C’est une nomination qui a surpris plus d’un, d’autant plus qu’on lui a taillé un costume sur mesure. Un poste de Vice-premier ministre.

Aussi tôt cette nomination annoncé,  Ramtane Lamamra s’est exprimé sur les ondes de la radio français internationale, RFI.

D’emblée,« Les nouvelles élections seront libres », promets le nouveau Vice-premier ministre, justifiant la décision du président sortant et les objectifs adossés à report de l’élection présidentielle. Dans ses réponse, l’ex ministre des AE énumère les propositions de chef de l’Etat notamment l’organisation d’une conférence national indépendante et inclusive qui « adoptera la constitution et elle fixera souverainement la date de l’élection présidentielle », ajoutant que « ces nouvelles élections seront « exclusivement sous la responsabilité d’une commission électorale indépendante ».

Sur sa lancée, il a précisé que « dès l’installation du nouveau gouvernement, la priorité sera d’ouvrir un large dialogue avec la jeunesse les forces vives du pays pour que nous puissions nous rassembler autour des décisions du président de la République et de préparer ensemble l’avenir avec les grandes échéances et manifestations politiques, à commencer par la conférence nationale qui doit être indépendante et inclusive ».

S’agissant de ladite conférence, selon le Vice-premier ministre, il est question d’« adopter et élaborer une nouvelle constitution pour la deuxième république et pour un nouveau système algérien ».

Interrogé sur la méfiance qu’a suscité l’annonce de Bouteflika, Lamamra a souhaité « la nécessité de dialogue, de discussions et d’explications pour que nous puissions, tous, sans arrière-pensée,nous rassembler derrière cette feuille de route et bâtir ensemble l’Algérie de demain ».

Ramtane  Lamamra souhaite la participation de tous les acteurs politique à cette conférence nationale.

En ce qui concerne justement la position des partis de l’opposition sur cette nouvelle offre, « l’Algérie a besoin des idées et des propositions de tous », a-t-il estimé, soulignant que « la conférence nationale aura toutes les prérogatives et tous les pouvoirs ».

Répondant à la question de savoir si le système politique ne sera plus verrouiller comme avant, « l’ouverture politique est à l’ordre du jour, un consensus national doit être trouvé, un nouvel ordre national autour d’une constitution aussi démocratique que celle qui régit la vie politique et institutionnelle des nations les plus démocratiques », a souhaité le nouveau Vice-premier ministre.