Le projet de la restauration et revitalisation de la Casbah d’Alger a été confié décembre 2018  à l’architecte français Jean Nouvel grâce à une Convention tripartite signée dimanche entre la wilaya d’Alger, la région d’Ile-de-France et les ateliers Jean-Nouvel, portant revitalisation de la Casbah au plan patrimoine, urbanistique, culturel et touristique.

Le montant de 26 milliards de dinars est dégagé pour réaliser la première étape de la restauration. Des voix se sont faites entendues pour dénoncer la décision du wali d’Alger qui a désigné l’architecte français Jean Nouvel pour piloter les travaux.

« Nous avons associé 14 bureaux d’études algériens et 17 entreprises algériennes spécialisées dans la restauration et la réhabilitation. Plus de 1400 emplois ont été crées. Nous avons lancé les travaux à partir de 2016. Je n’ai rien à cacher. Je suis en train de restaurer la Casbah avec les deniers publics, les entreprises et les bureaux d’études algériens », avait déclaré le wali d’Alger.

Coup de théâtre.  La ministre de la Culture, Meriem Merdaci a décidé d’annuler la convention avec le Bureau français.

En effet, la ministre de la Culture, Meriem Merdaci, et l’ambassadeur de Cuba à Alger, Clara Margarita Pulido Escodell, ont convenu mardi à Alger de la mise à profit de l’expérience cubaine dans la restauration de la Casbah d’Alger, indique un communiqué du ministère de la Culture.

Examinant les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine culturel, les deux parties ont convenu de conclure « dans les semaines à venir » un accord portant sur la restauration de la Casbah d’Alger.

A cette occasion, la ministre de la Culture a salué l’association de la société civile aux différentes actions de restauration menées à Cuba, au niveau des quartiers séculaires de La Havane.

L’expérience de Cuba est pionnière en matière de restauration du patrimoine, notamment dans La Habana Vieja (la Vieille Havane).

Pour l’Unesco, La Habana Vieja est l’exemple même de la ville antique à avoir préserver sa cohérence urbaine, sa cohésion sociale et son cachet culturel grâce à un intérêt direct de l’Etat et une implication de la population dans le développement socioculturel.