dimanche, avril 5, 2020

Restriction des importations des kits CKD/SKD: coup de massue au secteur de l’automobile

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Moins de dix jours après l’annonce de recourir à l’importation des véhicules de moins de 3 ans, le ministère de l’Industrie et des Mines a envoyé, hier, une correspondance aux constructeurs concernés pour les informer d’une nouvelle mesure prise par le gouvernement pour arrêter la saignée des devises. Selon nos sources, le ministère de tutelle a fixé des quotas d’importation pour l’année 2019 de kits SKD et CKD en montants en devises, selon chaque firme automobile et a informé les concernés que ladite mesure était suivie d’une note de service envoyée à toutes les banques pour exécuter ladite note, désormais en vigueur.

Selon les mêmes sources, cette mesure, qui pourrait par ailleurs être reconduite en 2020 et en 2021 pour les mêmes motifs, a suscité colère et incompréhension chez les constructeurs qui dénoncent “une mesure unilatérale” prise dans la précipitation par le gouvernement Bedoui. En effet, les constructeurs que nous avons pu joindre hier au téléphone, ont estimé que “cette mesure est un coup de massue pour une industrie naissante”, d’autant que les usines de montage en activité, expliquent-ils, “sont assujetties à des contrats annuels avec les maisons-mères sur des projets de montage, de sous-traitance, d’intégration, de formation et de transfert de savoir-faire”. Selon ces opérateurs, les conséquences immédiates pourraient être fatales.

À commencer par l’arrêt des chaînes de montage en raison de la pénurie des kits SKD ainsi que CKD, et, par ricochet, la mise des employés au chômage technique. “Ce n’est pas évident de tenir la cadence avec la limitation des quotas. Les opérateurs avaient déjà vécu une situation similaire en 2014 quand le gouvernement avait limité les importations en recourant au système des licences et des quotas”, explique un opérateur qui se demande pourquoi le département de Djamila Tamazirt n’a pas daigné consulter l’Association des concessionnaires et des constructeurs automobiles algériens (AC2A). Aussi, le ralentissement de l’activité de ces usines aura une conséquence directe sur les prix des véhicules. “C’est une évidence ! Les prix vont augmenter de facto, car les opérateurs doivent maintenir les emplois, payer les charges et poursuivre le processus de la sous-traitance et de la fabrication de la pièce de rechange destinée à l’exportation. À moins de remettre en cause en bloc les accords que nous avons signés avec nos partenaires étrangers”, explique un responsable d’une autre concession représentant d’une firme européenne.

Cette décision, prise au moment où des projets d’usine pour l’année 2019 ont été débloqués alors que d’autres sont toujours en cours d’étude, s’inscrit en porte-à-faux avec le cahier des charges en vigueur qui stipule que les constructeurs qui ne répondaient pas aux exigences en matière d’intégration, de fabrication et d’exportation seront rappelés à l’ordre. “Au lieu d’expertiser les usines en activité et sanctionner les réfractaires à la loi, le gouvernement a mis tous les opérateurs dans le même sac. Pourtant, nous avons vécu des situations difficiles et nous avons répondu aux exigences du ministère de tutelle”, déplore encore un opérateur qui s’interroge, lui aussi, sur les desseins d’une décision aux retombées économiques fâcheuses. Cela étant dit, estiment nos sources, “le ministère de tutelle doit assainir cette activité en faisant appel aux professionnels de ce secteur qui ont toujours prôné le passage par des contrats de filière pour prétendre atteindre l’objectif de 500 000 unités/an en 2022 et aspirer à l’exportation des véhicules et de la pièce de rechange”.

Sourceliberte

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