Snapo dénonce: vente de médicaments à travers les réseaux sociaux à des prix inimaginables

Le syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo) dénonce certaines pratiques qui se font à travers les réseaux sociaux où certaines personnes vendent des médicaments qui sont rares dans les pharmacies, aux citoyens et à des prix exorbitants. «En ces temps difficiles, et où certains médicaments se font rares, des opportunistes ne trouvent de mieux que de profiter de la détresse des citoyens en jouant aux bons samaritains, cherchant à faire le buzz sur leurs pages facebook et les réseaux sociaux, ils proposent des médicaments aux citoyens sous prétexte de venir en aide aux malades nécessiteux », indique le Snapo dans un communiqué.

Selon le syndicats, ces gens obtiennent ces médicaments en faisant le tour des pharmacies, « pêchant » par 02 et 03 boîtes en avançant divers arguments (parents en situation grave, malades hospitalisés ne trouvant pas le médicament, etc…), jusqu’à faire le stock de ces médicaments puis poster les photos de leurs stocks sur le net

« Certains revendent ces médicaments à prix prohibitif (ex lovenox à 8.000 DA), ou les proposent même gratuitement, mais au fond ils ne font que  de la publicité pour leur commerce en se faisant un nom sur les réseaux et parmi la population et cherchant juste à s’attirer plus de clients », ajoute le Snapo qui poursuit : « Aujourd’hui deux « individus » versant chacun dans ces pratiques à Alger ont été signalés aux services de sécurité, et ils font l’objet de poursuites pour détention et commerce illégaux des produits pharmaceutiques, ils ont été présentés devant le procureur et comparaîtront demain devant le juge ».

Pour le syndicat, le médicament est une « affaire » de pharmacien, et il doit rester entre les mains du pharmacien et ce par souci de sécurité sanitaire… ces pratiques ne font qu’accentuer la crise et mettent la santé des citoyens et la profession en danger.

« Nous demandons aux bureaux des wilayas et à tous les pharmaciens de signaler ces pratiques à la police ou à la gendarmerie, car il faut mettre fin à ces dérives et pratiques illégales ».

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