Le Premier ministre, Noureddine Bedoui a ordonné, dimanche, la prise en charge immédiate des préoccupations exprimées par les agriculteurs concernant la facilitation des opérations de stockage des récoltes de blé pour cette année qui s’avèrent exceptionnelles notamment dans l’Est du pays.

Dans ce cadre, les ministres de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Industrie ont été chargés de prendre des mesures d’urgence pour l’exploitation des capacités de stockage disponibles sur le territoire algérien et leur mise à disposition du produit national en premier lieu, ainsi que l’accélération de la réalisation des centres de stockage des céréales, indique un communiqué des Services du Premier ministre rendu public à l’issue d’un Conseil interministériel élargi, présidé par M. Bedoui.

Il s’agit, en outre, de la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier du marché national en produits alimentaires, énergétiques et en eau potable, d’accélérer la réalisation des projets relevant du secteur des Ressources en eau, essentiellement, la réalisation de quatre stations d’épuration des eaux usées dans la wilaya de Djelfa, prévues en deux phases 2019 et 2020 et d’améliorer la qualité des eaux potables dans cette wilaya.

Le Premier ministre a instruit d’assurer l’exploitation des capacités nationales de recherche, lors de la réalisation et de la gestion des cinq stations de dessalement en cours de réalisation et la formulation de propositions concernant la rationalisation de la gestion des 11 stations de dessalement opérationnelles pour leur exploitation optimale.

Le Premier ministre a chargé le ministre de l’Agriculture d’activer la dernière décision du Gouvernement portant soutien de la filière d’élevage camelin et caprin au niveau du Grand sud et des zones steppiques, à travers la subvention des prix de fourrage, l’accompagnement vétérinaire et la garantie des eaux en faveur des éleveurs de cette richesse animale.

Concernant le secteur industriel, le Premier ministre a chargé les ministres de l’Intérieur et du Travail de revoir les mécanismes de mise à contribution des petites et moyennes entreprises (PME), créées au titre des différents programmes de soutien à l’emploi de jeunes dans la prise en charge de ces prestations et la mise à contribution des collectivités locales, notamment à travers la mise en œuvre du nouveau cadre réglementaire relatif aux délégations de service public.