mercredi, novembre 25, 2020

Tebboune: les capacités financières sont suffisantes pour concrétiser le plan de relance économique

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Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé, dimanche soir, la disponibilité des capacités financières permettant la mise en œuvre du plan de relance de l’économie nationale.

« Les 60 milliards de dollars de réserves de change sont suffisants pour une relance, sachant que d’autres pays sont contraints d’emprunter quelques milliards auprès des institutions internationales », a déclaré le Président Tebboune lors de son entrevue avec des médias nationaux, diffusée sur la Télévision et la Radio publiques.

Assurant que l’essentiel est dans la gestion, le chef de l’Etat a cité, en outre, quelques 25 milliards de dollars de recettes d’hydrocarbures auxquels s’ajoutent 25 milliards de dollars de revenus du secteur de l’agriculture.

Il a annoncé, dans ce sens, des changements au plan économique visant à mettre fin à la dépendance aux hydrocarbures et à construire une nouvelle économie basée sur la création de richesses, la compétitivité et l’innovation.

« Les changements économiques seront officiellement annoncés durant la réunion d’août et nous entamerons leur mise en œuvre directement », a-t-il ajouté.

Concernant la durée que prendrait la concrétisation de ces réformes, le président de la République a indiqué qu’elles pourraient être finies durant le présent mandat comme elles pourraient être parachevées par le prochain président « sauf si le citoyen exprime autre volonté ». Ces questions « fondamentales et décisives pour la nation ne devraient pas être liées à une personne », a-t-il ajouté.

Le Président Tebboune a exprimé le vœu de voir le Plan de relance de l’économie nationale, qui sera annoncé lors de la réunion prévue les 16 et 17 août prochain, « faire l’objet d’une unanimité ou du moins une quasi-unanimité ».

Réduire à 20% la contribution des hydrocarbures à l’économie nationale d’ici 2021

Ce plan consacrera une nouvelle vision de l’économie nationale, longtemps basée sur la rente pétrolière et le commerce, reposant sur l’industrie et la création de nouvelles richesses alternatives, a expliqué M. Tebboune relevant, dans ce cadre, que l’objectif escompté était la réduction à 20% de la contribution du secteur des hydrocarbures à l’économie nationale entre la fin de l’année en cours et 2021.

La nouvelle vision est axée également sur l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et sur un rôle central des petites et moyennes entreprises, ainsi que des micro-entreprises et des startups, qui sont génératrices d’emplois d’une part et à la portée des porteurs de projets d’autre part.

Dans cette nouvelle approche, le secteur des hydrocarbures constituera « un support supplémentaire » pour l’économie nationale, en créant de la valeur ajoutée, a détaillé le Président de la République rappelant l’arrêt de l’importation des carburants définitivement à partir de 2021.

Parallèlement, le produit national sera développé et l’activité agricole et l’exploitation des ressources minières seront élargies.

Ces changements économiques concrétiseront, par ailleurs, la volonté des Algériens à changer le mode de gestion du pays, exprimée le 22 février 2019, a poursuivi le Président Tebboune.

Ces réformes économiques interviendront parallèlement à des changements structurels sur le plan politique visant la moralisation de la vie publique et le renforcement du contrôle des citoyens de la gestion et des deniers publics afin d’aboutir à des décisions institutionnelles transparentes et non individuelles, et par conséquent pérennes, a soutenu le président de la République.

Révision de la législation régissant l’économie

Evoquant l’impérative révision des lois régissant l’économie nationale en vue d’assainir le climat économique et opérer une rupture avec les pratiques, le président de la République a rappelé que certains avaient tiré profit des lacunes juridiques, notamment en matière de marchés publics et de transfert de fonds vers l’étranger.

Réitérant l’importance de la lutte contre toutes les formes de corruption, il a estimé que « la petite corruption n’était pas moins dangereuse que la grande corruption, voire même plus préjudiciable au citoyen ».

Par ailleurs, le président Tebboune a insisté sur l’importance de préserver le caractère social de l’Etat en veillant à « la répartition équitable du revenu national entre tous les citoyens » estimant que les disparités sociales pouvaient être « une bombe à retardement ».

Il a mis en avant, dans ce contexte, l’impératif d’accorder aux zones d’ombre leur part en matière d’opportunités de développement et d’égalité de chances, assurant que « La majorité des citoyens ne demande pas la fortune mais simplement la préservation de leur dignité ».

Dans le même contexte, le président de la République a mis en avant le rôle majeur du secteur du Bâtiment dans la concrétisation de cette vision, au plan social à travers l’amélioration des conditions de vie du citoyen et au plan économique à travers la relance de la roue du développement, en ce sens que la réalisation d’un projet de logements nécessite plus de 45 matières.

A une question sur les parties étrangères pouvant contribuer à la mise en œuvre du nouveau plan économique, le Chef de l’Etat a affirmé qu’il existait plusieurs pays amis économiquement solides qui pourraient accompagner les Algériens dans l’exécution de la nouvelle stratégie économique.

Cependant, M. Tebboune a tenu à réitérer son refus catégorique de recourir à l’endettement extérieur ou au financement non conventionnel, ceci, a-t-il dit, n’empêche pas la participation de pays amis à des projets économiques en Algérie.

Concernant les mégas projets auxquels aspire l’Algérie, le Président de la République a cité l’extension du réseau ferroviaire en direction de pays africains, mettant en avant le rôle de ce projet dans le développement socio-économique des zones limitrophes et l’accélération de la complémentarité économique interafricaine.

Le président Tebboune qui s’est dit ouvert à toute possibilité de partenariat avec d’autres pays, dont la France, a néanmoins insisté sur deux principes à savoir l’équilibre des intérêts et la réciprocité.


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