Les choses s’accélèrent, l’étau se resserre autour des faiseurs de Rois et destructeurs de tant de carrières de cadres algériens.  Pis encore, ils veulent encore s’incruster au pouvoir quitte à comploter contre le pays et l’institution militaire.

Les deux généraux des services secrets, Athmane Tartag et Mohamed Mediène, et Saïd Bouteflika séjournent actuellement à la prison militaire de Blida. Leurs déboires ne font que commencer avec la justice militaire.

Tartag et Mediène et Bouteflika seront présentés le 17 juin prochain devant le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida. Les trois prévenus, poursuivis pour “atteinte à l’autorité de l’armée” et “complot contre l’autorité de l’État”, ont été placés en détention provisoire par le procureur de la même juridiction militaire, le 5 mai écoulé, pour “les besoins de l’enquête”. Les trois responsables ont été poursuivis pour complot après la fameuse réunion du 30 mars tenue avec plusieurs autres personnes, en vue, selon l’accusation, de porter atteinte au commandement militaire. C’était, pour rappel, l’ancien président Liamine Zeroual qui avait levé le lièvre sur cette rencontre secrète. À noter que les avocats des trois prévenus ont introduit une demande de remise en liberté, le 20 mai, que le tribunal a rejetée.

Dans son communiqué, le procureur militaire a informé que “conformément aux dispositions de l’article 11, alinéa 3 du code de procédure pénale, et dans le cadre du strict respect de ses dispositions, le procureur général militaire près la cour d’appel militaire de Blida porte à la connaissance de l’opinion publique qu’une poursuite judiciaire a été ouverte ce jour, 5 mai 2019, à l’encontre des nommés Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Saïd Bouteflika, ainsi qu’à l’encontre de toute personne dont l’implication est établie par l’enquête, pour les chefs d’inculpation d’atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’État”, avait-on ajouté dans le même communiqué, précisant que “ces chefs d’inculpation sont prévus dans les articles 284 du code de justice militaire et 77 et 78 du code pénal”.

Par ailleurs, Louisa Hanoune, député et SG du PT, a été arrêtée dans le cadre de la même affaire, mais elle n’est pas citée dans l’instruction de la même affaire.