Un pont reliant Alger à Ain Taya : entre rêve et réalité dont on ne connait pas le prix    

C’est projet mirage. Une étude a été exposée par le porteur du projet. Mais, beaucoup de détails n’ont pas été déclinés. On ignore à présent le montrant de projet mais surtout à quoi servira-t-il. Ain Taya n’est ni un grand pôle urbain ni un pôle industriel pour pouvoir se payer un tel investissement.

En tout état de cause, des architectes et des experts en urbanismes ont exposé, samedi à Alger, les détails techniques et les dimensions socio-économiques du projet « Pont d’Alger ».

Le Pont d’Alger, toujours à sa première phase, pourrait être considéré comme un projet de société eu égard aux grandes opportunités qui seront offertes sur les plans socio-économique et touristique à Alger », a soutenu M. Nassim Baghli, architecte, lors d’une conférence de presse organisée en marge d’une rencontre professionnelle ayant réuni des experts et des architectes algériens et étrangers.

Il a ajouté, en outre, que le « Pont d’Alger » est une « initiative de citoyenneté » (lancée par les deux architectes Nassim et Sihem Baghli), qui a bénéficié du « soutien moral de la wilaya d’Alger », estimant qu’il s’agit d' »un signe positif » de la part de l’administration locale qui encourage « l’organisation de telles rencontres ».

L’initiateur a considéré, également, que la phase actuelle exigeait « la collecte d’un grand nombre d’informations » à travers les experts, l’administration ou par le biais des réseaux sociaux, révélant, à ce propos, que l’idée a attiré, au début (depuis 10 ans), l’attention d’architectes de renommée internationale à l’image de Jean Louis Cohen et Rem Koolhaas.

Par ailleurs, M. Baghli a indiqué avoir présenté ce projet à l’architecte francais, Jean Nouvelle, à l’occasion de sa dernière visite en Algérie (fin 2018). La réalisation de ce pont qui reliera Kettani à Ain Taya, durera 5 ans, a-t-il précisé.

De son coté, l’expert Farouk Chiali a appelé à une réflexion sur « les voies et moyens adéquats pour trouver des investisseurs devant contribuer à ce projet qui nécessite des investissements intérieur et extérieur », ainsi que « l’élaboration d’études économiques et financières nécessaires ».

Pr. Abdellatif Baghli estime que le Pont d’Alger est « plus qu’un simple projet urbain », expliquant cela par la série de projets accompagnant le grand Pont (iles flottantes).

D’autre part, Pr. Riad Hartani et l’architecte Stephen Zacks (Etats Unis) ont conforté l’idée de « l’espace ouvert » dans la conception des villes futures et « les changements qui peuvent résulter de ces projets sur la vie quotidienne ».

L’architecte Halim Faidi a, pour sa part, exprimé son soutien au projet du grand Pont, soulignant que « l’Algérie doit aujourd’hui trancher sur les options du bien-etre et de la sécurité dont doit disposer la capitale ou tout autre ville du pays ».

« L’Algérie dispose d’outils et moyens qui lui permettent de penser aux villes de demain, à savoir les villes intelligentes et ce en vue de définir leur rôle socio- économique », a-t-il dit.

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