Face aux méfaits de la crise financière de 2008: baisse des taux d’intérêts des banques et explosion des dépenses publiques pour raviver l’économie des Etats

La faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 a marqué, pour les pays avancés, la bascule dans la Grande Récession et un coup d’arrêt à l’endettement de nombreux ménages et entreprises. Pour soutenir l’activité, les banques centrales ont fortement abaissé leurs taux directeurs tandis que les gouvernements ont augmenté leurs dépenses. De plus, afin de consolider le secteur financier, des dettes privées liées à la bulle immobilière ont finalement été reprises par l’Etat, en particulier dans les pays périphériques de la zone euro.

Le désendettement a été lent. Le ratio de la dette des ménages par rapport au PIB est sur une tendance baissière depuis fin 2009, en particulier dans la zone euro. Ailleurs, il est resté proche de son maximum. L’endettement des sociétés non financières a peu évolué malgré l’amélioration de la rentabilité, les taux d’intérêts bas rendant le financement par emprunt très attractif. Cet environnement a aussi atténué l’urgence de l’assainissement budgétaire. La baisse du ratio de dette publique ne s’est amorcée qu’à partir de mi-2016 grâce au redressement économique en cours.

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