mardi, octobre 15, 2019

Président Jacques Chirac : un géant humaniste de la politique s’en va

Les Plus lus

Transfert illicite des devises vers l’étranger: Maersk Tunisia soupçonné de fraude

Le feuilleton du leader mondial du transport maritime, Maersk Tunisia, continue de tourner sans trouver sans épilogue, tellement ses intérêts sont menacés sur le sol Tunisien. Cette menace, qui guette la Compagnie, fait bouger les lignes au point où elle fait sortir de son mutisme l’ambassadrice du Danemark, accréditée à Tunis mais résidante en Algérie, Julie Pruzan.

Restriction des importations des kits CKD/SKD: coup de massue au secteur de l’automobile

Moins de dix jours après l’annonce de recourir à l’importation des véhicules de moins de 3 ans, le ministère...

Le 28e Forum économique mondial: L’Afrique en route vers la 4e révolution industrielle

Le 28e Forum économique mondial sur l'Afrique est entré jeudi dans sa deuxième journée, et a appelé à cette...

L’ancien président français Jacques Chirac est décédé ce jeudi matin à l’âge de 86 ans, après plus de 40 ans d’activité politique pleine et intense. « Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens, paisiblement », a déclaré M. Frédéric Salat-Baroux, époux de Claude, la fille de l’ex-président.

L’Assemblée nationale et le Sénat français ont aussitôt observé une minute de silence.

Chirac aura occupé les plus hautes fonctions de la République au cours d’une carrière politique d’une durée exceptionnelle, plus de quarante ans.

L’homme politique le plus aimé des français fut président pendant douze ans (1995-2007), deux fois Premier ministre, trois fois maire de Paris, créateur et chef de parti et ministre à répétition.

Ses mandats de présidents resteront marqués notamment par son « non » à la deuxième guerre d’Irak initiée par les Etats-Unis, ou son cri d’alarme (« Notre maison brûle ») face à la dégradation de l’environnement dans le monde.

Chirac-Algérie

Jacques Chirac s’est rendu deux fois en Algérie, en 2001 et 2003. Sous son règne, les relations entre l’Algérie et la France ont gommé toutes les suspicions qui ont empoisonné des années durant les rapports entre les deux Etats, pour atteindre un niveau d’excellence. Pour preuve, un traité d’amitiés entre l’Algérie et la France a été convenu et signé par Chirac et Bouteflika. Un fait historique

L’ancien chef de l’État dit souvent que « pour moi, l’Algérie a été la période la plus passionnante de mon existence ». Lors de son voyage d’Etat en Algérie, ne s’attendait nullement à un accueil aussi chaleureux : près d’un million d’Algérois dans la rue pour l’acclamer. Il avait même eu droit à des « Chirac président, Chirac président ! » du plus bel effet.

Et, fidèle à lui-même, il n’avait pas hésité à prendre des bains de foule, au risque de faire paniquer les services de sécurité. S’écartant du protocole, Jacques Chirac, rompu à son exercice favori, avait délaissé son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, pour aller serrer la main des badauds, amassés le long du parcours »Chirac, président ! », ou le fabuleux voyage du président français en Algérie. L’homme qui avait dit non à la guerre en Irak et à George Bush avait atterri à Alger le dimanche 2 mars 2003 sous un soleil radieux. Des centaines de milliers de personnes étaient venues l’acclamer.

Bains de foule, déclarations solennelles, gestes symboliques, la visite d’État du président français à Alger et à Oran restera dans les annales.

« Si Jacques Chirac évite la guerre, je voudrais, au nom des peuples arabes, des peuples africains et de tous les peuples, y compris le peuple américain, qu’il soit Prix Nobel de la paix. » La phrase est d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien

Réactions :

« Les Démocrates Musulmans de France présentent leurs Sincères condoléance à tous les proches et amis de Jacques Chirac. Il a été un homme sincères et proche du peuple et de la communauté dans toute sa diversité. Il restera pour toujours l’homme de l’intégration et de l’égalité », témoigne, très ému, le président des Démocrates Musulmans de France, Abderrahmane Dahmane qui a connu le Corrézien lorsqu’il était Maire de Paris. Selon l’ex conseiller de Sarkozy, « le Président français qui a passé son service national à Mostaganem aime profondément l’Algérie ».

Pour sa part, le président du FCE international et membre de la CACI-France se dit consterné par la disparition de l’ancien président de la France.

« Un grand Président est un grand Président, il m’a élevé au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur et que j’ai accompagné en visite officielle en Algérie en 2003 », se rappelle Yala Ait Kaci ce grand moment, convaincu que l’Algérie ait perdu un ami sincère. « Je prie Dieu de l’accueillir en son vaste paradis », ajoute Yala Ait Kaci.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -

Articles récents

Football/France : Les spécialistes impressionnés par les pépites algériennes

De l'arme fatale de Monaco Islam Slimani à la pépite de Nice Hichem Boudaoui, les clubs français ont massivement...

Irrigation : une filiale du groupe IMETAL lance des produits innovants

L’Entreprise Nationale de Tubes et Transformation de Produits Plats (ANABIB), filiale du groupe IMETAL vient de lancer des produits modernes et innovants en matière...

Algérie-Nigéria : beaucoup de bonnes intentions mais rien dans les faits

les déclarations d'intention ne suffisamment. En économie, il y' a que l'acte d'investir qui est comptabilisé au final. C'est le constat fait par les...

Le Gouvernement met la main à la poche :  Plus de 17 milliards DA pour le dégel de projets dans le Sud et 42 milliards...

Le gouvernement continue sa politique de navigation à vue. Il est plutôt dans la réaction que dans l’anticipation. Il fallait attendre des tragédies se...

Habitat : Affectation de 120.000 logements LPA au niveau national

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud a affirmé, lundi à Alger, que le quota de logements promotionnels aidés...

Dans la même catégorie

- Advertisement -