lundi, novembre 30, 2020

Selon une étude de la commission européen,les stabilisateurs économiques atténuent l’impact des chocs négatifs sur le PIB

Les Plus lus

Transfert illicite des devises vers l’étranger: Maersk Tunisia soupçonné de fraude

Le feuilleton du leader mondial du transport maritime, Maersk Tunisia, continue de tourner sans trouver sans épilogue, tellement ses intérêts sont menacés sur le sol Tunisien. Cette menace, qui guette la Compagnie, fait bouger les lignes au point où elle fait sortir de son mutisme l’ambassadrice du Danemark, accréditée à Tunis mais résidante en Algérie, Julie Pruzan.

Restriction des importations des kits CKD/SKD: coup de massue au secteur de l’automobile

Moins de dix jours après l’annonce de recourir à l’importation des véhicules de moins de 3 ans, le ministère...

Le 28e Forum économique mondial: L’Afrique en route vers la 4e révolution industrielle

Le 28e Forum économique mondial sur l'Afrique est entré jeudi dans sa deuxième journée, et a appelé à cette...

Les stabilisateurs fiscaux automatiques contribuent à amortir l’impact des chocs économiques sur le PIB par le biais de la variation des recettes publiques (dues à la progressivité de l’impôt) et des dépenses sociales (assurance chômage). L’efficacité de ces stabilisateurs présente d’autant plus d’intérêt que la marge de manœuvre de la politique monétaire est limitée. Une étude de la Commission européenne confirme que, dans une certaine mesure, les stabilisateurs automatiques atténuent l’impact des chocs négatifs sur le PIB. Cet effet est-il suffisant ? Cela reste à vérifier. Ces questions justifient un débat sur le rôle des politiques budgétaires discrétionnaires en cas de récession.

La panique que vous pourriez éprouver lorsque votre véhicule est sur le point de quitter la route sera moindre si vous savez qu’il est équipé d’airbags. De même, la présence de stabilisateurs fiscaux automatiques devrait renforcer la confiance des agents économiques lorsque l’économie entre en récession. Compte tenu de la progressivité de l’impôt, la baisse du revenu des ménages est moins importante après impôt lorsque les prestations sociales (assurance chômage) augmentent avec la hausse du chômage. Ces prestations limitent, à leur tour, l’impact du chômage sur le revenu et les dépenses des ménages. Jusque-là rien de nouveau, mais dans quelle mesure cette théorie se vérifie-t-elle dans la pratique ? L’effet d’atténuation est-il suffisant ?

Après la dernière décision de la BCE d’assouplir sa politique et le sentiment partagé que la marge de manœuvre monétaire pour soutenir la croissance est désormais bien mince, ces questions s’imposent. De plus, lors de sa conférence de presse du mois de septembre, Mario Draghi a plaidé pour que la politique budgétaire des pays prenne le relais afin de stimuler la croissance, et ainsi aider la banque centrale à atteindre son objectif d’inflation. La troisième raison de ce regain d’intérêt est le débat autour d’un budget européen visant à soutenir la croissance à long terme ou à servir d’outil centralisé de stabilisation conjoncturelle. L’ampleur des stabilisateurs fiscaux automatiques peut être calculée sur la base des variations de la composante cyclique du solde budgétaire. Cela correspond à la différence entre le solde budgétaire total et le déficit (ou l’excédent) corrigé des variations cycliques.

Dans une étude récente
i. la Commission européenne montre qu’un choc positif de 1 % sur le PIB est pour moitié absorbé par les stabilisateurs automatiques, principalement parce que les dépenses publiques varient moins que le PIB. Cependant, une question fondamentale se pose : quelle différence la prise en compte des effets de second tour entraîne-t-elle pour l’évolution des dépenses et du PIB ? Une analyse comparative précédemment publiée par la Commission européenne

ii. apporte un éclairage sur la question. Les auteurs simulent un choc d’une taille équivalente, en termes de contraction du PIB, à la Grande récession, et comparent les conséquences à moyen terme avec et sans stabilisateurs automatiques

iii. Ils en concluent que le degré de stabilisation est assez significatif : « Nos résultats indiquent que les stabilisateurs automatiques pourraient avoir atténué 13 % du repli du PIB dans la zone euro par rapport à un budget de référence avec des niveaux fixes de recettes et de dépenses ». L’effet est encore plus important (27 %) par rapport à une situation dans laquelle les recettes fiscales et les dépenses publiques restent constantes en pourcentage du PIB.

Même s’il est loin d’être négligeable, on peut se demander si cet effet amortisseur est suffisant. La réaction des ménages et des entreprises aux chocs sur les revenus et les bénéfices dépend, entre autres facteurs, de leur appréciation de la durée de l’impact. Plus la réponse politique sera forte, plus les agents économiques auront le sentiment que la baisse des revenus ou des bénéfices sera de courte durée. C’est cette approche « shock and awe » iv que la BCE a adoptée en annonçant en septembre un train complet de mesures d’assouplissement : plusieurs décisions de portée limitée, annoncées conjointement, sont censées avoir un effet plus important que si elles avaient été introduites successivement.

Pour revenir à la politique budgétaire, cela pose plusieurs questions. Les ménages sont-ils suffisamment conscients de l’existence et du possible impact des stabilisateurs fiscaux ? Compte tenu de la nature automatique des stabilisateurs, l’absence d’effet d’annonce, comme en cas d’impulsion budgétaire discrétionnaire, réduit-elle leur efficacité pour soutenir la confiance ? Les agents économiques intègrent-ils dans leurs décisions aujourd’hui l’impact cumulé attendu des stabilisateurs automatiques ? Ces questions méritent un débat dans la zone euro sur le rôle des politiques budgétaires discrétionnaires, en complément des stabilisateurs automatiques, en cas de récession : qui fait quoi, combien et à quelle vitesse ?

Articles récents

Le Bureau de l’APN examine 17 modifications proposées au PLFC 2021

Le Bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) s’est réuni jeudi sous la présidence de Slimane Chenine, président de l’Assemblée...

Le gaz source abondante et souple, répond aux besoins mondiaux croissants

Les ministres participants à la réunion du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) tenue par visioconférence ont affirmé que le gaz serait une...

Gaz: la part dans le mix énergétique mondial atteindra un taux de 28% d’ici 2050

La part du gaz dans le mix énergétique mondial passera d'un taux de 23 % actuellement à 28 % d’ici 2050, a indiqué jeudi...

Construction de véhicules-concessionnaires: création de deux comités techniques

Deux comités techniques interministériels ont été créés par le ministère de l'Industrie dans l'objectif d'examiner et de suivre les dossiers relatifs à l'exercice de...

Carburant : L’Algérie en mesure de convertir 500.000 véhicule/An au GPL

L'Algérie a les moyens de convertir près de 500.000 véhicules/AN pour rouler au Gaz de pétrole liquéfié (GPL), a indiqué l'Union nationale des installateurs...

L’Algérie procèdera à la réalisation progressive de centrales électriques

Le Président directeur général (PDG) du groupe Sonelgaz, Chaher Boulakhras a affirmé, mercredi à Blida, que l'Algérie procèdera désormais à la réalisation "progressive" de...

Lancement de la 1ère édition du Forum des Transports lundi prochain

Le ministre des Transports, Lazhar Hani supervisera lundi prochain le lancement de la première édition du "Forum des Transports" qui s'inscrit dans le cadre...

Complexe El-Hadjar: importation de l’acier brut pour résoudre le problème d’approvisionnement

Le Complexe sidérurgique d'El-Hadjar (Annaba) sera autorisé à importer de l'acier brut en cas de production locale déficitaire, pour résoudre le problème d'approvisionnement en...

Dans la même catégorie

- Advertisement -