mercredi, mai 27, 2020

Tunisie : Il est temps d’exploiter la complémentarité des pays maghrébins dans le domaine économique pour faire face au fléchissement de la croissance mondiale

Les Plus lus

Transfert illicite des devises vers l’étranger: Maersk Tunisia soupçonné de fraude

Le feuilleton du leader mondial du transport maritime, Maersk Tunisia, continue de tourner sans trouver sans épilogue, tellement ses intérêts sont menacés sur le sol Tunisien. Cette menace, qui guette la Compagnie, fait bouger les lignes au point où elle fait sortir de son mutisme l’ambassadrice du Danemark, accréditée à Tunis mais résidante en Algérie, Julie Pruzan.

Restriction des importations des kits CKD/SKD: coup de massue au secteur de l’automobile

Moins de dix jours après l’annonce de recourir à l’importation des véhicules de moins de 3 ans, le ministère...

Le 28e Forum économique mondial: L’Afrique en route vers la 4e révolution industrielle

Le 28e Forum économique mondial sur l'Afrique est entré jeudi dans sa deuxième journée, et a appelé à cette...

La conjoncture économique internationale enregistre un taux de croissance de 3% pour 2019 soit le taux le plus faible depuis la crise financière de 2007-2008 contre un taux prévisionnel de 3,4% pour 2020 (3,6% en 2018).

Selon l’FMI, cette baisse est expliquée par:

  • l’augmentation des obstacles au commerce,
  • l’incertitude qui entoure les échanges commerciaux, et
  • la situation géopolitique.

Face à cette situation, il est temps de s’interroger sur les interactions futures entre l’intégration économique et régionale de la Tunisie et sur la manière d’exploiter la complémentarité des pays maghrébins dans le domaine économique. Il va de soi que chaque pays peut prendre lui-même des mesures importantes mais il est évident, voire même essentiel, d’adopter une nouvelle approche axée sur une intégration régionale, bien réfléchie et plus poussée pour accroitre rapidement la prospérité dans l’ensemble de la région et sortir de la situation catastrophique dans laquelle se sont trouvés les pays du Maghreb.

Aujourd’hui, le véritable défi auquel est confrontée la région de grand Maghreb, riche en pétrole, en gaz, en produits agricoles et en tourisme, est de s’intégrer plus pleinement et plus rapidement dans les flux commerciaux internationaux.

Le 17 février 1989, à Marrakech, était fondée l’Union du Maghreb arabe (UMA), rassemblant le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie. L’initiative était ambitieuse, qui dessinait une vision politique et un espace économique communs. Mais, minée par les différends politiques, l’UMA s’est révélée incapable de s’affirmer comme ensemble régional. 31 ans ont passé et les économies du Maghreb continuent d’avancer en ordre dispersé. Aujourd’hui, le volume des échanges intra- régionaux entre les pays du Maghreb est l’un des plus faibles au monde (représentent moins de 5 % du total des échanges des pays qui la composent, soit un pourcentage nettement inférieur à celui observé dans tous les autres blocs commerciaux régionaux du monde).

Alors qu’une pleine intégration économique de ladite région permettrait une hausse importante du PIB et du taux de croissance de chacun des pays de grand Maghreb. D’après les projections de la FMI, le gain de croissance découlant de l’intégration commerciale sur la période 2018–23 est de 1,6 % en Algérie, 3,9 % en Libye, 3,4 % en Tunisie, 4,1 % au Maroc et 5,5 % en Mauritanie.

L’intégration créerait un marché régional de près de 100 millions de personnes disposant chacune d’un revenu moyen d’environ 4.000 dollars en termes nominaux et d’environ 12.000 dollars en parité de pouvoir d’achat. Cela rendrait la région plus attrayante pour l’investissement direct étranger, réduirait les coûts des échanges intra-régionaux et des mouvements de capitaux et de main-d’œuvre, et améliorerait l’efficience de la répartition des ressources.

Une telle intégration ne peut se faire que par un processus de mise en commun des enjeux entre les différents pays, plus particulièrement l’Algérie et le Maroc, qui suggérerait des participations croisées en fonds propres dans les secteurs de l’énergie et de la banque, mais aussi dans les transports et l’agroalimentaire. Aussi, il y a lieu de levée les obstacles aux échanges intra-régionaux, la construction d’infrastructures régionales et l’amélioration du climat des affaires stimuleraient les échanges au sein du Maghreb et d’optimiser les exportations de la zone vers l’Europe, plutôt que de se concurrencer avec les mêmes produits exportés, chacun aurait intérêt à se spécialiser.

Amine BEN GAMRA
Expert Comptable

Articles récents

Le FCE lance un concours digital pour les meilleurs projets innovants de lutte contre le Covid19

Le Forum des Chefs d’entreprise (FCE) a lancé lundi la première édition du Hack Algéria-Post Covid-19, un concours digital...

Covid-19: plus de 70 Mds Da dédiés à la lutte contre la Pandémie

Le montant des affectations financières dédiées à la lutte et la prévention contre la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) a atteint plus 70 Mds...

Arkab: la transition énergétique au cœur de la politique nationale de l’énergie

La transition énergétique est au cœur de la politique nationale future de l'énergie, a indiqué lundi depuis la wilaya d'Adrar le ministre de l'Energie...

Aide aux entreprises impactées par le Covid-19: prolongation des mesures fiscales

La Direction générale des impôts (DGI) a annoncé, dans un communiqué, la prolongation de ses mesures fiscales visant à soutenir les opérateurs économiques impactés...

Habitat précaire: effondrement de deux étages d’un bâtiment à Hussein Dey, Alger

Deux étages (5e et 6e) d’un bâtiment sis Rue Tripoli à Hussein Dey (Alger) se sont effondrés mercredi après-midi, faisant selon un premier bilan...

Soludarité : des éleveurs font don de 200 têtes d’ovins aux citoyens de Blida

Des éleveurs de Djelfa ont fait don de 200 têtes d’ovins, dans le cadre d’une caravane de solidarité destinée aux citoyens de Blida, en...

Aéroport international d’Alger: travaux de renforcement de la piste principale achevés vers fin juillet

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Farouk Chiali, a indiqué samedi que le projet de renforcement et de réparation de la piste...

Impact du Covid 19 : le groupe « Serport » enregistre des pertes de près de 230 millions DA

Le groupe de services portuaires (SERPORT) a enregistré des pertes de près de 230 millions DA depuis le début de la crise sanitaire et...

Dans la même catégorie

- Advertisement -